«Je suis tellement navrée», confie la mère d'un des tueurs de Columbine

L'entretien accordé par Sue Klebold, 17 ans après... (Fournie par ABC)

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L'entretien accordé par Sue Klebold, 17 ans après la tuerie de Columbine, coïncide avec un débat brûlant sur le contrôle des armes à feu aux États-Unis.

Fournie par ABC

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Agence France-Presse
Washington

La mère d'un des deux adolescents tueurs dans une école Columbine, au Colorado en 1999, l'une des fusillades les plus meurtrières de l'histoire des États-Unis, affirme n'avoir pas vu de signes avant-coureurs d'une maladie mentale chez son fils, dans un livre et une entrevue en forme de confession.

La sortie de cet ouvrage (A Mother's Reckoning: Living in the Aftermath of Tragedy) et l'entretien accordé vendredi soir à la télévision ABC par Sue Klebold, 17 ans après les faits, coïncident avec un débat brûlant de la fin de la présidence de Barack Obama sur le contrôle des armes à feu en Amérique.

Le 20 avril 1999, à Littleton, deux élèves ouvrent le feu au lycée Columbine et tuent 12 élèves et un enseignant et blessent 24 autres personnes. Les deux tireurs, Dylan Klebold, 17 ans, et Eric Harris, 18 ans, se suicident sur les lieux du massacre.

Confession

«Je suis tellement navrée pour ce qu'a fait mon fils», confesse Mme Klebold, 66 ans, qui s'exprime pour la première fois depuis ce crime qui avait traumatisé les États-Unis, provoqué une onde de choc internationale et poussé le réalisateur américain Michael Moore à faire son documentaire Bowling à Columbine.

«Maintenant, je sais bien que dire simplement que je suis désolée est totalement décalé par rapport à toute cette souffrance. Pas un jour ne passe sans que je pense aux gens auxquels Dylan a fait du mal», souffle la mère de l'adolescent.

C'est «très dur de vivre avec l'idée que quelqu'un qu'on a élevé et aimé ait pu brutalement tuer des gens de manière aussi atroce», confie-t-elle. Mme Klebold reconnaît que «les derniers moments de la vie (de son fils) furent marqués par la violence et le sadisme».

«Il a été cruel et haineux et il faut vivre avec», lâche-t-elle.

Mais elle n'a rien vu venir.

«Je ne savais pas. J'ai été incapable de l'empêcher de faire du mal aux autres et de se faire du mal.»

Décrit comme un enfant timide, apprécié, entouré par des parents affectueux et des copains, Dylan n'avait montré aucun signe du meurtrier, d'après sa mère. «Si j'avais identifié chez Dylan un trouble mental [...] on l'aurait aidé», assure celle qui se dit «consciente» que son fils était «un tueur».

Début janvier, le président Obama avait souligné «l'urgence absolue» d'agir sur les armes à feu aux États-Unis, dévoilant une série de mesures pour mieux encadrer et contrôler leur vente, notamment pour les antécédents judiciaires et psychiatriques des acheteurs.

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