Clinton passe à l'offensive lors d'un débat tendu

Hillary Clinton et Bernie Sanders se sont adressés... (AFP, Tasos Katopodis)

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Hillary Clinton et Bernie Sanders se sont adressés directement à la communauté noire, électorat-clé pour les démocrates lors du sixième débat des primaires démocrates, tenu à Milwaukee, en dénonçant l'irréalisme des propositions du sénateur.

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Ivan Couronne
Agence France-Presse
Washington

Deux jours après sa déroute dans le New Hampshire, Hillary Clinton a tenté jeudi de reprendre l'avantage sur son rival Bernie Sanders lors du sixième débat des primaires démocrates, en dénonçant l'irréalisme des propositions du sénateur.

Les candidats se sont aussi adressés directement à la communauté noire, électorat-clé pour les démocrates, Hillary Clinton énumérant les inégalités économiques qui persistent et le «racisme systémique» dans la police et la justice.

«Nous ne devrions pas faire de promesses que nous ne pourrons pas tenir», a lancé Hillary Clinton lors du débat, à l'Université du Wisconsin à Milwaukee, une émission organisée par la chaîne PBS.

Les deux candidats se sont d'abord affrontés sur la santé, Hillary Clinton reprochant le coût exorbitant de la proposition de Bernie Sanders d'une assurance-maladie publique et universelle. Le long échange s'est poursuivi dans une atmosphère plus tendue que les duels précédents.

«Je me suis battu toute ma vie pour que la santé soit un droit pour chacun», a argué Bernie Sanders, sénateur socialiste démocrate du Vermont.

«Tous les économistes de gauche qui nt fait l'analyse disent que le compte n'y est pas», a martelé Hillary Clinton.

C'est le coeur du message de l'ex-secrétaire d'État: bien qu'elle dise approuver les objectifs de gauche de Bernie Sanders, elle veut convaincre les électeurs qu'elle seule a le programme détaillé qui lui permettra de se mettre au travail dès sa prise de fonctions, en janvier 2017. Elle a relevé que les propositions du sénateur augmenteraient les dépenses fédérales de 40%.

Mais ce message n'a pas soulevé les foules dans les premières étapes des primaires, l'Iowa et le New Hampshire. Elle a arraché péniblement une première place dans l'Iowa, à 0,3 point de pourcentage près, et n'a obtenu que 38% des voix dans le second, contre 60% pour Bernie Sanders, devenu le héros des jeunes démocrates avec son appel à une révolution politique et sa dénonciation d'une «économie truquée».

Racisme et police

Hillary Clinton a repris à son compte jeudi ce thème de l'économie «truquée».

Mais elle a ajouté une dimension en évoquant les «barrières» qui frappent spécialement les minorités, notamment les Noirs et les immigrés, dans le domaine de l'emploi, du logement, de l'éducation, et surtout du système pénal.

La stratégie lui permet de parler plus directement que Bernie Sanders aux électeurs noirs et hispaniques, qui constituent la majorité de l'électorat démocrate lors des prochaines primaires, dans le Sud et l'Ouest des États-Unis.

Ils lui sont aujourd'hui majoritairement favorables, même si les sondages récents manquent, mais Bernie Sanders courtise activement la communauté noire pour rattraper son manque de notoriété.

Hillary Clinton a dénoncé le «racisme systémique» qui existe dans de nombreux services de police aux Etats-Unis, et évoqué la mort de Dontre Hamilton, tué par balles par un policier à Milwaukee, et dont elle avait invité la mère au débat.

Bernie Sanders a rappelé la statistique effrayante qu'il cite en meetings: un nouveau-né noir a aujourd'hui une chance sur quatre d'être emprisonné dans sa vie.

«C'est plus qu'indicible. Nous devons réformer de façon radicale un système pénal en faillite», a-t-il dit.

Alors que les deux candidats avaient pris l'habitude de souligner avec amabilité leurs nombreux points de convergence dans les précédents débats, ils s'en sont cette fois tenus aux divergences.

Sur l'immigration clandestine, Hillary Clinton a reproché le vote de Bernie Sanders contre une réforme au Congrès en 2007; il a rétorqué qu'elle n'avait pas appelé à garder tous les mineurs arrivés clandestinement d'Amérique centrale en 2014, une vague qui avait créé une crise politique.

L'ex-secrétaire d'Etat de Barack Obama a multiplié les références à l'actuel président, tentant de se présenter comme son successeur naturel.

«Je ne demande pas aux gens de me soutenir parce que je suis une femme. Je leur demande de me soutenir parce que je suis la plus compétente, la plus expérimentée et prête pour être présidente et commandante en chef» des armées, a-t-elle aussi dit.

Il reste neuf jours jusqu'aux «caucus» démocrates du Nevada (20 février), et la primaire de Caroline du Sud (27 février). L'objectif d'Hillary Clinton est de contenir la vague Sanders jusqu'à ces épreuves et celles du 1er mars, quand 11 Etats voteront.

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