Début du carnaval de Cologne sous haute sécurité

Dans les rues du centre-ville de Cologne, les... (AP, Martin Meissner)

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Dans les rues du centre-ville de Cologne, les policiers côtoyaient les «Jecken», les fous du carnaval, dans le dialecte rhénan.

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Agence France-Presse
Cologne

Après les violences du Nouvel An, le carnaval de Cologne s'est ouvert sans incident majeur jeudi, entouré d'un important dispositif de sécurité, mais la fréquentation était bien plus faible que les autres années.

«Dieu merci, nous n'avons eu jusqu'à présent aucun incident particulier», a déclaré le directeur des services de la ville, Guido Kahlen.

Pour cet événement, la sécurité est la priorité numéro un des autorités depuis les agressions survenues lors de la nuit de la Saint-Sylvestre.

Attribuées en majorité à des migrants, ces violences, visant pour l'essentiel des femmes, avaient choqué l'Allemagne et accru la pression sur la chancelière Angela Merkel, dont la politique généreuse à l'égard des réfugiés est de plus en plus critiquée. 

Les procureurs de Cologne disent avoir reçu 1037 plaintes criminelles en lien avec les incidents du Nouvel An, dont 446 allégations d'agressions sexuelles, y compris trois viols. Des poursuites criminelles ont été intentées contre 50 individus, dont 11 qui sont derrière les barreaux.

Dans les rues du centre-ville, les gilets fluorescents des volontaires du service d'ordre de la ville étaient bien visibles, au milieu des «Jecken» (les fous du carnaval, dans le dialecte rhénan). Les uniformes de la police également : quelque 2500 policiers, venus de toute l'Allemagne, sont venus assurer la sécurité de la manifestation, soit trois fois plus que l'an dernier.

Mais les «fous» étaient bien moins nombreux à être descendus dans la rue que les années précédentes. «Il y a assurément moins de monde dehors que ce qu'on a pu observer ces dernières années», a confirmé M. Kahlen, sans donner d'estimation chiffrée.

Si ce responsable a attribué la baisse d'affluence au froid et à la pluie, certains y voyaient clairement une conséquence de la nuit du Nouvel An.

«Il y a sensiblement moins de monde que l'année dernière», confirme Martin, 60 ans, membre de la Société de carnaval du Vieux marché, chargée d'animer le lancement des festivités. «Pourquoi? Il y a un peu de peur, je pense», lance-t-il dans son uniforme vert et rouge de soldat du XVIIIe siècle.

«Une forme de protestation»

Pour certains, les violences du Nouvel An constituent un motif supplémentaire pour s'amuser, bière à la main.

«Je ne veux pas que ceux qui ont agressé des femmes se sentent gagnants», expliquait par exemple Ramona, déguisée en super héroïne aux cheveux violets. «C'est une forme de protestation d'être ici.»

L'AFP n'a recueilli jeudi qu'un seul témoignage de personne ayant été victime d'un comportement agressif à caractère sexuel : une journaliste de la télévision belge RTBF a signalé que durant un direct, un homme avait mimé un mouvement du bassin derrière elle, avant de lui toucher les seins.

Les festivités doivent se poursuivre jusqu'à mercredi. Lundi marquera l'apogée du carnaval, avec son défilé organisé depuis 1823.  Avec AP

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