Sur un campus de l'Iowa, la fièvre du samedi soir s'appelle «Bernie»

Des milliers d'étudiants de l'Université de l'Iowa ont... (AFP, Jim Watson)

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Des milliers d'étudiants de l'Université de l'Iowa ont fait la queue samedi , en partie pour voir le sénateur du Vermont de 74 ans, et en partie pour le groupe Vampire Weekend.

AFP, Jim Watson

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Agence France-Presse
Iowa City

Le groupe de rock indépendant Vampire Weekend a assuré samedi la première partie d'un discours du sénateur Bernie Sanders, rival d'Hillary Clinton aux primaires démocrates, sur un campus de l'Iowa saisi par la fièvre «Bernie», à deux jours du premier vote.

Des milliers d'étudiants de l'Université de l'Iowa faisaient la queue plusieurs heures avant l'ouverture des portes, à Iowa City, en partie pour le sénateur du Vermont de 74 ans, et en partie pour Vampire Weekend. Environ 3800 personnes ont pu entrer, selon le chef des pompiers, avec 500 personnes dans un autre bâtiment.

«Quand c'est trop, c'est trop!» a entonné Bernie Sanders, interrompu régulièrement par des ovations, dans une grande salle comble et chauffée pendant trois heures par des humoristes et des chanteurs.

Il a prononcé une version raccourcie de son discours type sur la «révolution politique» qu'il appelle de ses voeux, adapté à son auditoire avec des passages sur la gratuité de l'université publique, l'allègement de la dette étudiante, le racisme institutionnel ou la dépénalisation du cannabis au niveau fédéral - déclenchant au passage l'une des plus grandes ovations de la soirée.

Bernie Sanders a rappelé qu'il avait commencé la course des primaires 50 ou 60 points derrière Hillary Clinton dans les sondages, et qu'il la talonnait désormais.

Selon l'ultime sondage publié samedi par le journal local Des Moines Register, Hillary Clinton était la préférée de 45 % des démocrates de l'Iowa, contre 42 % pour le sénateur du Vermont.

Mais son soutien repose sur les électeurs jeunes, qui, d'ordinaire, participent moins que les plus âgés.

«Si la participation est élevée, nous gagnerons. Si elle est faible, nous perdrons», a-t-il prévenu, avant d'appeler les étudiants à se rendre aux «caucus» de lundi soir, ces réunions lors desquelles les partisans se regrouperont par candidat au lieu de voter avec un bulletin.

«Est-ce que vous aimeriez ridiculiser les experts lundi soir?» a demandé Bernie Sanders.

«La démocratie n'est pas un sport de spectateurs», a-t-il conclu, avant de rejoindre pour une dernière chanson Vampire Weekend.

Toute la campagne, Bernie Sanders a organisé des meetings sur les campus, rassemblant des foules plus grandes qu'Hillary Clinton ou que les candidats républicains, à l'exception de Donald Trump.

«Je ne me suis pas vraiment intéressée à Hillary», admet Corinne Fonteyne, lycéenne de 17 ans. «Si Bernie n'était pas candidat, je m'intéresserais peut-être à Hillary. Ce serait très fort d'avoir une femme présidente. Mais pour l'instant, c'est Bernie».

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