Le Brésil admet «perdre la guerre» contre le virus Zika

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À Rio de Janeiro, où aura lieu le Carnaval le mois prochain, les exterminateurs poursuivent leur travail.

AFP, Christophe Simon

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Jamey Keaten
Associated Press
Rio de Janeiro

Le ministre brésilien de la Santé a admis que son pays «perd la guerre» avec le moustique qui transmet le virus Zika.

Il aurait fait cette affirmation lundi soir lors d'une rencontre d'un comité d'urgence sur le virus dans la capitale du pays, Brasilia.

Le ministre a ajouté que 220 000 soldats seront mobilisés pour combattre le virus. Le gouvernement distribuera aussi des répulsifs à moustiques à quelque 400 000 femmes enceintes.

Les répulsifs à moustiques sont pratiquement impossibles à trouver au Brésil depuis quelques semaines. Le prix du produit, quand il est disponible, a triplé ou même quadruplé.

«Le moustique est au Brésil depuis trois décennies, et nous perdons complètement la guerre contre lui», a déclaré M. Castro selon le quotidien Folha de S. Paulo.

Les commentaires du ministre Castro ont été rapidement condamnés. Un porte-parole de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), Christian Lindmeier, a répliqué que «règle générale, je pense que ce serait une attitude un peu fataliste parce que ça voudrait dire qu'on devrait abandonner et déclarer la guerre perdue. Je ne pense pas que ce soit le cas».

Malformation grave

Le virus est tenu pour responsable d'une explosion du nombre de cas de microcéphalie, une malformation congénitale grave qui empêche la tête et le cerveau du bébé de se développer normalement. L'OMS a toutefois indiqué mardi que ce lien demeure pour le moment «circonstanciel».

«Même si aucun lien causal entre l'infection au virus Zika pendant la grossesse et la microcéphalie n'a encore été établi, les preuves circonstancielles pointent dans cette direction et sont très inquiétantes, a dit par voie de communiqué la directrice générale de l'OMS, la docteure Margaret Chan. Une augmentation de l'incidence de problèmes neurologiques, notée dans certains pays en coïncidence avec l'arrivée du virus, ajoute à l'inquiétude.»

M. Lindmeier a ensuite rappelé qu'une épidémie de Zika en Afrique en 1997 n'avait pas été associée à de nouveaux cas de microcéphalie.

Jeux olympiques et Carnaval

Après le nord-est, région la plus pauvre du pays, l'épidémie de Zika touche sévèrement le sud-est, où se trouvent São Paulo et Rio de Janeiro. Cette dernière ville accueillera les Jeux olympiques au mois d'août et le célèbre Carnaval le mois prochain. Des équipes d'exterminateurs ont été déployées mardi au Sambadrome, où les défilés du Carnaval auront lieu.

Quelque 4000 cas de microcéphalie ont été rapportés au Brésil, au Salvador, au Panama, en Colombie et au Cap Vert depuis octobre. La Colombie s'attend de son côté à quelque 600 000 infections cette année.

L'OMS a prévenu dimanche que le virus Zika risque de se propager à tous les pays d'Amérique où on trouve le moustique qui le transmet, à savoir partout, sauf au Canada et au Chili.

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