Les auteurs de l'attentat auraient résidé à l'hôtel Splendid

Des enquêteurs français sont à Ouagadougou pour aider... (AFP, Issouf Sanogo)

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Des enquêteurs français sont à Ouagadougou pour aider les autorités burkinabè à déterminer les causes de l'attentat qui ont fait 30 morts, dont six citoyens de Québec.

AFP, Issouf Sanogo

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(Québec) Les auteurs de l'attentat meurtrier qui a fait 30 morts, dont six citoyens de Québec, vendredi à Ouagadougou, auraient séjourné comme clients à l'hôtel Splendid dans les semaines précédant le raid.

«À ce qu'on dit, les djihadistes auraient logé au moins un mois à l'hôtel Splendid. Ça leur aurait permis de peaufiner leur attaque», indique le rédacteur en chef du journal Le pays, Boundi Ouoba, joint lundi matin dans la capitale burkinabè.

La police locale tentait toujours lundi d'établir l'origine et le nombre de djihadistes qui ont mené l'assaut contre l'hôtel Splendid, très prisé des Occidentaux, ainsi que le café Cappuccino. «Ils étaient au moins trois», mentionne M. Ouoba. L'attaque a été revendiquée par Al-Qaida au Maghreb islamique.

«Pour le moment, les djihadistes n'ont pas été identifiés formellement. On ne sait pas s'ils ont pu compter sur des complices», mentionne M. Ouoba. Certains corps ont été brûlés dans l'incendie provoqué par les terroristes.

Au total, ce sont 29 personnes de 18 nationalités différentes qui ont trouvé la mort vendredi. Le bilan est passé à 30 morts lundi, après le décès d'une femme parmi la  trentaine de blessés. Selon le reporter, les corps ont été transportés à la morgue de l'hôpital d'Ouagadougou. «Ils devraient y rester le temps que va durer les examens et les autopsies.»

Haute surveillance

Depuis les tragiques événements, Ouagadougou vit sous haute surveillance. Toutes les écoles, lieux de culte et hôtels sont étroitement protégés par les militaires et les gendarmes. Le pays termine mardi trois jours de deuil national.

«Les habitants de la ville sont dans la stupeur et la consternation. Tout le monde est sidéré, c'est le choc partout. C'est la première fois que nous sommes visés par une attaque terroriste. Personne ne s'y attendait. Il y avait déjà eu des attaques contre des gendarmes à la frontière du Mali, dans le nord, mais au coeur d'Ouagadougou, c'est la première fois.»

L'armée et la police ont érigé un imposant périmètre de sécurité autour de l'hôtel Splendid, le lieu de chute de la plupart des étrangers de passage dans la capitale. «C'est impossible de passer. Dans plusieurs secteurs de la ville, il faut montrer patte blanche», explique le journaliste.

Boundi Ouaba essaie de rester optimiste quant à la suite des choses. «Nous avons peur, naturellement, même si c'est difficile de dire ce qui va se passer. Je crains énormément ce qui risque d'arriver. Tout est possible, mais cela dit, les dispositifs de sécurité sont parés à toute éventualité.»

L'enquête continue

L'enquête se poursuivait lundi au Burkina Faso pour déterminer les circonstances précises de l'assaut djihadiste qui a fait 30 morts à Ouagadougou.

Sur le théâtre de l'attaque, des enquêteurs ont poursuivi leur travail de collecte d'informations. Dix-huit enquêteurs français, dont des magistrats et des membres de la police scientifique, étaient sur place pour épauler les Burkinabè.

Le bilan, qui était auparavant de 29 morts, est passé à 30 morts après l'annonce du décès d'une photographe franco-marocaine, Leïla Alaoui, qui est est décédée lundi soir des suites de ses blessures.

Après ce raid meurtrier, les mesures de sécurité ont été renforcées dans la capitale avec une surveillance accrue des hôtels et de plusieurs points stratégiques. Des barrages ont été installés aux entrées et sorties des principales villes du pays, selon une source sécuritaire.

Les corps de trois djihadistes ont été retrouvés mais n'ont pas encore été identifiés, selon le ministre de l'Intérieur Simon Compaoré.

Le groupe terroriste Aqmi a publié les photos de trois membres du commando, âgés tout au plus de 25 ans, en les qualifiant d'«Al-Ansari», vocable utilisé pour désigner des combattants autochtones dans la terminologie djihadiste.

Avec AFP

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