Trois des quatre prisonniers irano-américains arrivés à Genève

L'avion de l'armée de l'air suisse a atterri... (AP, Laurent Cipriani)

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L'avion de l'armée de l'air suisse a atterri peu après 18h à Genève.

AP, Laurent Cipriani

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Agence France-Presse
Genève

Trois des quatre Irano-Américains libérés samedi par Téhéran dans le cadre d'un échange contre des ressortissants iraniens poursuivis aux États-Unis sont arrivés dimanche soir à Genève, en Suisse.

«Nous sommes très heureux de saluer Jason Rezaïan, sa femme Yegi, sa mère Mary, ainsi que Saeed Abedini et Amir Hekmati», bien «arrivés à Genève» après avoir «quitté l'Iran», a indiqué dans un tweet Brett McGurk, un diplomate américain de haut rang.

L'avion de l'armée de l'air suisse a atterri peu après 18h à Genève.

Ces ex-prisonniers devaient ensuite reprendre l'avion vers l'Allemagne, pour être transférés sur une base militaire américaine.

Dans un communiqué publié dimanche après-midi, la Suisse a indiqué qu'un «avion suisse avec un représentant du DFAE (ministre des Affaires étrangères) et des médecins a ramené trois des prisonniers américains détenus en Iran, ainsi que la mère et l'épouse de l'un d'entre eux».

Aucune indication n'avait été donnée sur le lieu de l'atterrissage. Cependant, un avion officiel américain était stationné dimanche en fin de journée sur le tarmac de l'aéroport de Genève, selon un journaliste de l'AFP.

Dans une déclaration depuis la Maison-Blanche à 15h45, le président américain, Barack Obama, a salué de son côté les «progrès historiques» réalisés grâce à la force de la diplomatie américaine au lendemain de la levée des sanctions sur le programme nucléaire iranien - grâce à la mise en oeuvre de l'accord conçu en juillet 2015 - et de l'échange de prisonniers entre les États-Unis et l'Iran.

Il a salué la libération par Téhéran samedi des cinq Américains, et remercié la Suisse pour son rôle dans les négociations. Mais il a aussi dénoncé les activités «déstabilisatrices» de l'Iran, insistant sur les «profondes différences» qui persistent entre Washington et Téhéran.

La Suisse a encore indiqué qu'après «des discussions confidentielles de 14 mois en Suisse, les USA et l'Iran se sont accordés le 17 janvier 2016 sur la libération respective de onze personnes et l'abandon de toutes charges à l'encontre de personnes additionnelles».

«Ces efforts ont permis à MM. Afghahi, Faridi, Ghahreman, Golestaneh, Modanlo, Mechanic, et Saboonchi de retrouver la liberté aux USA et à M. Abedini, Hekmati, Rezaian et Khosravi-Roodsari de sortir de prisons iraniennes», a ajouté le ministère suisse des Affaires étrangères.

À Washington, un haut responsable américain avait indiqué plus tôt dimanche que «tous les citoyens américains détenus ont été libérés et ceux qui ont souhaité quitter l'Iran sont partis», sans autre détail.

L'affaire Jason Rezaian

D'autre part, le quotidien Washington Post a confirmé dimanche matin que son correspondant à Téhéran Jason Rezaian avait été libéré de la prison d'Evine à Téhéran et avait quitté le pays sain et sauf.

«Nous sommes soulagés que le cauchemar de Jason et de sa famille, qui a duré 545 jours, soit enfin terminé», a déclaré le directeur de publication Frederick Ryan dans un communiqué.

Jason Rezaian, 39 ans, avait été arrêté en juillet 2014 à son domicile de Téhéran où il travaillait comme correspondant du quotidien américain depuis deux ans. Il a été condamné le 11 octobre 2015 à une peine de prison dont la durée n'a jamais été annoncée.

Il était jugé pour «espionnage» et «collaboration avec des gouvernements hostiles», faits pour lesquels il encourait jusqu'à 20 ans de prison.

De plus, la famille de l'ancien Marine américain Amir Hekmati, qui avait été condamné à mort en Iran en 2012 pour espionnage, et dont la peine avait été commuée à 10 ans de prison, a annoncé qu'il «était dans un avion pour quitter» l'Iran.

Amir Hekmati, 32 ans, avait été arrêté en août 2011 durant une visite à sa grand-mère en Iran. Reconnu coupable d'espionnage au profit de la CIA en dépit des démentis de Washington, il avait été condamné à mort en janvier 2012, mais sa peine avait été annulée deux mois plus tard et commuée en une peine de 10 ans de prison.

L'épouse du pasteur protestant Saïd Abedini, 35 ans, a tweeté dans la matinée que son mari avait «quitté le sol iranien» pour la Suisse.

Arrêté en septembre 2012 lors d'une visite en Iran, il a été condamné en appel en 2013 à huit ans de prison pour avoir organisé une étude biblique.

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