Obama: ne pas sombrer dans la peur

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Le président américain, Barack Obama, a livré son ultime discours sur l'état de l'Union, mardi.

AP, Evan Vucci

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Jérôme Cartillier
Associated Press
Washington

Alors qu'il entre dans la dernière année de sa présidence, Barack Obama a tenté de convaincre les Américains de croire encore au message d'espoir et de changement qui l'avait amené à s'établir à la Maison-Blanche, en 2008.

Lors de son discours sur l'état de l'Union, mardi soir, le président américain a encouragé ses compatriotes à ne pas sombrer dans la peur et la division pour qu'ils s'assurent un meilleur avenir.

Cette allocution aux deux chambres du Congrès avait une intention implicite : reconduire le Parti démocrate à la Maison-­Blanche pour un troisième mandat consécutif.

Il a d'ailleurs distribué les flèches à ses adversaires républicains qui le critiquent sur sa gestion de la sécurité nationale et de la politique extérieure - une rhétorique qui, selon lui, «affaiblit les États-Unis et rend ses ennemis plus forts».

Il a d'ailleurs dénoncé les politiciens qui opposent les Américains à des gens «qui n'ont pas la même apparence, qui ne prient pas comme [eux] et qui n'ont pas le même vécu».

De façon surprenante, ses propos ont fait écho à ceux de la républicaine Nikki Haley, la gouverneure de la Caroline du Sud qui a été choisie par les républicains pour répondre au discours du président.

Mme Haley, qui est elle-même la fille d'immigrants indiens, a demandé aux Américains de résister à la tentation de «suivre l'appel des voix en colère».

«Jamais quelqu'un qui est ouvert à travailler fort, à souscrire à nos lois, et à aimer nos traditions ne devrait se sentir [exclu]», a-t-elle déclaré, selon des extraits de son discours dévoilés en début de soirée.

Le président Obama, tentant de rappeler l'héritage qu'il laissera aux Américains, a souligné les grandes lignes des politiques intérieures et extérieures adoptées par son administration - dont la reprise économique après la crise, les mesures dans la lutte contre les changements climatiques et le rétablissement des relations diplomatiques avec Cuba.

Barack Obama est demeuré lucide sur l'un de ses plus grands échecs : celui de ne pas avoir su réconcilier les divisions profondes entre les démocrates et les républicains des chambres.

«La rancoeur et la méfiance entre les partis se sont aggravées au lieu de s'améliorer», a-t-il admis.

«Il n'y a pas de doute qu'un président avec les dons de Lincoln et de Roosevelt aurait peut-être su combler le fossé. Je garantis que je vais continuer d'essayer d'être meilleur tant que je serai à ce poste», a-t-il ajouté.

Discours moins ambitieux

Contrairement aux discours des six dernières années, M.Obama n'a pas proposé une liste ambitieuse de politiques. Il a toutefois tenu à rappeler son intention de réformer le système de justice criminelle et a incité les élus à adopter le Partenariat transpacifique.

Il s'est également engagé à contrer la violence par armes à feu et à réformer les lois sur l'immigration.

Son discours était profondément optimiste, contrairement à certains républicains. «Les États-Unis forment la nation la plus puissante sur la terre. Point final. Ce n'est même pas près», a-t-il martelé.

Les Américains ne semblent pas partager l'optimisme de leur président. Selon un sondage pour le compte du réseau NBC et du Wall Street Journal effectué le mois dernier, 7 Américains sur 10 jugent que le pays se dirige dans la mauvaise direction.

C'est un déclin marqué depuis deux mois, et encore plus important par rapport à la première année de présidence de Barack Obama. En juillet 2009, moins de la moitié des Américains estimaient que l'avenir du pays était sombre.

Il semble que ce pessimisme répandu s'explique par la menace terroriste qui plane sur le pays, ainsi que par la lenteur des changements sociaux promis par le président depuis sa première élection, en 2008.

D'un autre côté, bien que l'année 2015 ait été très instable à Wall Street, les Américains sont plus optimistes sur les perspectives économiques qu'auparavant.

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