L'homme abattu par les policiers à Paris serait un itinérant marocain

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L'événement est survenu un an jour pour jour après l'attentat meurtrier contre le journal Charlie Hebdo.

Associated Press, Christophe Ena

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Agence France-Presse
Paris

L'homme armé d'un couteau qui a été abattu par des policiers parisiens, jeudi, a été identifié pour l'instant comme étant Ali Sallah, un itinérant marocain de 20 ans.

Un responsable des services de sécurité français a indiqué, sous le couvert de l'anonymat, que les autorités travaillaient «sur l'hypothèse» que l'assaillant est Ali Sallah, puisque ses empreintes digitales correspondent à celles d'un homme impliqué dans un vol survenu dans le sud de la France, en 2013.

Des doutes persistent parce que l'assaillant semblait avoir plus de 20 ans.

Ali Sallah, de Casablanca, avait dit aux autorités à l'époque qu'il était un itinérant entré en France illégalement. Les enquêteurs tentent maintenant de déterminer quand l'homme serait arrivé à Paris et s'il était hébergé quelque part.

Le suspect, armé d'un couteau, était à l'extérieur d'un commissariat du nord de la capitale française lorsqu'il est tombé sous les balles des policiers. L'homme, qui portait aussi une fausse veste explosive, aurait crié «Allahu Akbar» (Dieu est grand) lorsqu'il s'est approché des agents à l'entrée de l'établissement.

Cette attaque a été perpétrée exactement un an après qu'une tuerie dans les locaux de l'hebdomadaire «Charlie Hebdo» eut marqué le coup d'envoi d'une année sanglante dans la Ville Lumière.

Quelques minutes plus tôt, le président français François Hollande avait rendu hommage aux policiers morts en service, dont les trois qui ont perdu la vie lors des attentats terroristes de janvier dernier. M. Hollande se trouvait lui aussi à Paris.

Un représentant de la police parisienne a indiqué que l'attaque contre le commissariat était «plus probablement du terrorisme» qu'un simple geste criminel. Le bureau du procureur de Paris a d'ailleurs annoncé l'ouverture d'une enquête pour terrorisme.

Un téléphone cellulaire et un bout de papier portant l'emblème du groupe armé État islamique et sur lequel l'attaque était revendiquée en arabe auraient été retrouvés sur le corps de l'homme.

La police a bouclé le quartier de la Goutte d'Or du 18e arrondissement, dans le nord de la ville, après l'attaque. La vie a toutefois repris son cours normal quelques heures plus tard, quand le métro et les autobus ont recommencé à circuler dans le secteur. Le ministère de l'Intérieur a dit croire que l'homme avait agi seul.

M. Hollande avait précédemment déclaré qu'une «menace terroriste» continuerait de peser sur la France.

Le 7 janvier 2015, deux frères nés en France ont abattu 11 personnes dans les locaux de «Charlie Hebdo», ainsi qu'un policier musulman à l'extérieur. Au cours des deux jours suivants, un complice a abattu une policière et attaqué une épicerie casher, tuant quatre otages. Les trois individus ont éventuellement été tués.

Lors d'un discours prononcé devant la police, M. Hollande a rappelé que la menace demeurait élevée, même si son gouvernement adopte de nouvelles lois et rehausse la sécurité. Il a notamment appelé à une surveillance accrue des citoyens «radicalisés» qui ont rejoint les rangs du groupe armé État islamique ou d'autres organisations en Syrie ou en Irak avant de rentrer au pays.

«(Nous devons pouvoir) astreindre ceux-là et seulement ceux-là à certaines obligations et envisager, si nécessaire, une assignation à résidence pour une durée limitée, car ils sont par définition dangereux», a dit le président français.

M. Hollande a ajouté que les policiers qui meurent en devoir le font afin que «nous puissions vivre libres».

Après les attaques de janvier, le gouvernement avait annoncé son intention de fournir un meilleur équipement aux policiers et d'embaucher davantage d'agents du renseignement.

La France est sur le qui-vive depuis qu'elle a de nouveau été frappée le 13 novembre, quand des extrémistes apparemment associés au groupe État islamique ont tué 130 personnes dans une salle de spectacles, des bars et des restaurants.

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