Le Bahreïn et le Soudan sévissent contre l'Iran

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Manifestation à Daih, localité située à l'ouest de la capitale Manama, le 3 janvier, dénonçant l'exécution du cheikh Nimr Baqer al-Nimr

AP, Hasan Jamali

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Ali Akbar Dareini, Jon Gambrell
Associated Press
Téhéran, Iran

Les tensions ont augmenté d'un cran, lundi, entre les puissances sunnites et chiites à la suite de l'exécution de 47 personnes en Arabie saoudite, dont un important chef religieux chiite.

Tout comme l'Arabie Saoudite l'a fait dimanche, le Soudan et le Bahreïn ont annoncé lundi leur intention de rompre leurs liens diplomatiques avec l'Iran. Quelques heures plus tard, les Émirats arabes unis ont indiqué qu'ils réduiraient leurs liens diplomatiques avec Téhéran, surtout sur le plan économique.

La Somalie a également diffusé un communiqué pour critiquer l'Iran.

L'exécution du cheikh Nimr Al-Nimr, samedi, a fait grimper les tensions sectaires dans la région. Des manifestants chiites sont descendus dans les rues du Bahreïn au Pakistan pour contester la décision de l'Arabie saoudite, alors que les alliés arabes du royaume sunnite se sont rangés de son côté. Ce conflit ouvert entre l'Iran et l'Arabie saoudite risque de saper les efforts pour ramener la paix en Syrie et au Yémen.

Le cheikh Nimr Al-Nimr était une figure centrale des manifestations du «printemps arabe», en 2011, jusqu'à son arrestation en 2012.

La monarchie du Bahreïn, qui avait elle aussi réprimé les manifestations de 2011 avec l'aide des troupes saoudiennes et émiraties, croit également que l'Iran chiite tente de déstabiliser la région.

Le ministre des Affaires étrangères soudanais a annoncé «la rupture immédiate» des liens diplomatiques avec l'Iran «par solidarité avec l'Arabie saoudite», a-t-il dit, cité par l'agence de presse officielle de l'État.

Les Émirats arabes unis, qui est une terre d'accueil pour plusieurs Iraniens, a pour sa part précisé qu'elle réduirait le nombre de ses diplomates en Iran et qu'elle rappellerait son ambassadeur «à la lumière de l'ingérence soutenue de l'Iran dans les affaires internes des États du Golfe».

La Somalie, dans son communiqué, a indiqué de son côté que les attaques dans les postes diplomatiques de l'Arabie saoudite en Iran constituaient une «violation flagrante» du droit international.

Des manifestants en colère sont entrés dans l'ambassade d'Arabie saoudite à Téhéran dans la nuit de samedi à dimanche pour protester contre l'exécution du cheikh Nimr al-Nimr.

Le ministre saoudien des Affaires étrangères, Adel al-Jubeir, a déclaré dimanche soir que le personnel diplomatique iranien avait 48 heures pour quitter le pays. Il a également annoncé le rappel du personnel diplomatique saoudien en poste en Iran.

Appel au calme

Les puissances mondiales ont tenté d'apaiser les tensions entre les pays.

Le chef de la diplomatie américaine John Kerry a discuté avec le ministre des Affaires étrangères iranien et le prince héritier adjoint de l'Arabie saoudite pour faire un appel au calme.

L'Allemagne a encouragé les parties à se réconcilier, rappelant que les relations entre les deux pays étaient d'une importance «fondamentale» pour résoudre les conflits en Syrie et au Yémen.

Un haut diplomate russe, cité par une agence de presse officielle, a indiqué que la Russie était prête à agir comme médiateur dans le conflit.

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