Rencontre Poutine-Kerry au Kremlin

John Kerry et Vladimir Poutine se sont entretenus pendant plus... (Photo Sergei Karpukhin, archives AFP)

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John Kerry et Vladimir Poutine se sont entretenus pendant plus de trois heures sur la guerre en Syrie, mardi.

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Dave Clark
Agence France-Presse
Moscou

Le président russe Vladimir Poutine recevait mardi soir au Kremlin le secrétaire d'État américain John Kerry pour entendre les «propositions» américaines visant à progresser dans le règlement du conflit syrien avant une probable réunion internationale vendredi à New York.

Au même moment, l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), basé en Grande-Bretagne, mais disposant d'un large réseau de sources en Syrie, indiquait qu'au moins 34 civils avaient péri mardi lors de raids menés par des avions, présumés russes, contre des marchés dans deux localités du nord de la Syrie.

À Moscou, la rencontre entre le chef de la diplomatie américaine et le président russe a débuté à 15H30 GMT, avec la participation du ministère russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.

«Vous savez que nous cherchons ensemble une solution aux crises les plus aiguës», a déclaré M. Poutine en référence à la guerre en Syrie qui a fait depuis 2011 plus de 250 000 morts, provoqué le déplacement de millions de civils syriens et vu émerger le groupe djihadiste État islamique (EI).

M. Kerry a de son côté salué «un bel effort de coopération» entre Moscou et Washington, disant «apprécier tout ce que [les deux pays] ont accompli jusqu'à présent».

Washington compte sur le Kremlin pour amener son allié traditionnel, le président Bachar al-Assad, à la table des négociations avec l'opposition syrienne afin de mettre un terme à la guerre civile.

MM. Kerry et Poutine se sont entretenus pendant plus de trois heures, après une réunion de la même durée entre le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov et son homologue américain venu présenter ses propositions.

Moscou et Washington ont plus tard annoncé la tenue d'une réunion internationale cruciale sur la Syrie vendredi à New York.

Les deux grandes puissances, qui pilotent la relance du processus diplomatique sur la Syrie, cherchaient à rapprocher leurs positions parfois antagoniques et M. Lavrov a annoncé «une nouvelle réunion au niveau ministériel du groupe international» sur la Syrie le 18 décembre à New York.

Suite du processus

Cette conférence, qui était évoquée depuis des jours mais pas formellement confirmée, s'inscrit dans le processus dit de Vienne, par lequel 17 pays, y compris la Russie et l'Iran, sont tombés d'accord le 14 novembre sur une feuille de route politique pour la Syrie.

Moscou et Washington souhaitent un «projet de résolution» au Conseil de sécurité de l'ONU qui «entérine les principes établis par les documents de Vienne», c'est à dire la «déclaration de Vienne du 30 octobre et celle du 14 novembre», selon MM. Lavrov et Kerry.

Se félicitant de ces deux précédentes déclarations viennoises «très détaillées, pragmatiques et tangibles», le porte-parole du département d'Etat à Washington, John Kirby, a vanté par avance une réunion à New York qui se déroulera avec «le même niveau d'activité et d'énergie» qu'à Vienne.

La feuille de route dressée dans la capitale autrichienne prévoit une rencontre à compter du 1er janvier entre représentants de l'opposition et du régime en Syrie, un gouvernement de transition dans les six mois, et des élections dans les 18 mois.

«Inquiétude»

En revanche, M. Kerry a fait part à M. Poutine de son «inquiétude» concernant les bombardements russes contre des rebelles modérés et non contre l'organisation Etat islamique (EI) en Syrie. Et ce malgré la promesse faite fin novembre par le président russe à son homologue français François Hollande que son armée allait désormais «s'abstenir» de bombarder «l'opposition saine».

Depuis qu'a démarré le 30 septembre son intervention en Syrie, à la demande de Damas, Moscou, qui affirme avoir détruit 8000 «cibles terroristes», est accusée par les Occidentaux de viser surtout l'opposition au président Bachar Al-Assad, dont elle est l'indéfectible alliée.

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