Merkel ferme un peu la porte aux migrants

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La chancelière allemande Angela Merkel a reçu un toutou lors du congrès de son parti, lundi.

AFP, Thomas Kienzle

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Yannick Pasquet
Agence France-Presse
Karlsruhe, Allemagne

La chancelière allemande Angela Merkel a plaidé lundi pour une réduction «perceptible» du nombre de migrants rejoignant l'Allemagne, ménageant ainsi les voix discordantes au sein de son parti, mais elle a refusé de leur fermer la porte au nom d'«impératifs humanitaires».

Malgré de fortes turbulences ces dernières semaines au sein de l'Union chrétienne-démocrate (UCD) sur la politique d'accueil des réfugiés, la dirigeante a été ovationnée durant neuf minutes par ses troupes réunies à Karlsruhe, dans le Bade-Wurtemberg, pour un congrès qui a finalement plébiscité la ligne de la chancelière.

Au cours d'un discours consacré quasiment exclusivement à la question des migrants, Angela Merkel, qui affronte la plus grave crise de sa décennie au pouvoir, a reconnu que «même un pays comme l'Allemagne est dépassé à la longue par un nombre si grand de réfugiés».

Il devrait avoir dépassé le million sur l'ensemble de l'année, un record historique qui place l'Allemagne, malgré sa bonne santé économique, devant des défis logistiques considérables.

«C'est pourquoi nous voulons et nous allons réduire de manière perceptible le nombre [de migrants]», a-t-elle promis. Pour autant, elle a une nouvelle fois répété son mantra «nous allons y arriver», car «notre pays est fort».

«Épreuve historique»

Mais Mme Merkel a surtout insisté sur la nécessité de trouver des solutions européennes à cette crise qui est «une épreuve historique» pour l'Union européenne (UE) dans son ensemble.

«Notre tâche est immense», a-t-elle admis. Parfois, les négociations houleuses entre les 28 pays de l'UE «nous rendent fou, mais cela n'a jamais été facile en Europe», a-t-elle poursuivi alors que certains pays comme la Hongrie se sont barricadés pour empêcher les migrants de poursuivre leur odyssée depuis le sud de l'Europe.

La chancelière a notamment souligné «le rôle clé» que joue la Turquie dans cette crise. Malgré des relations acrimonieuses avec le président turc, Recep Tayyip Erdogan, Berlin est à l'origine d'un rapprochement avec Ankara pour tenter de retenir les quelque deux millions de Syriens réfugiés en Turquie.

Elle a aussi réaffirmé l'importance de délocaliser quelque 160 000 réfugiés arrivés en Grèce ou en Italie, une mesure décidée entre partenaires européens et qui jusqu'ici a été peu suivie d'effets.

Protéger les frontières extérieures de l'UE constitue également une mesure essentielle pour Mme Merkel. Un sommet à Bruxelles consacré notamment à cette question est prévu jeudi et vendredi.

Mais pas question pour elle que l'Allemagne se barricade : «Au XXIe siècle, s'enfermer n'est pas la solution.»

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