L'extrême droite française ne remporte aucune région

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Agence France-Presse
Paris

L'extrême droite française a échoué dimanche à remporter la moindre région au deuxième tour d'un scrutin à fort suspense, après avoir engrangé des résultats record au premier tour, les électeurs ayant rallié les partis traditionnels pour l'empêcher d'arriver au pouvoir.

Ces résultats, selon de premières estimations, sont un camouflet pour les trois figures emblématiques du parti Front national: sa présidente Marine Le Pen, perdante dans le Nord, sa nièce Marion Maréchal-Le Pen qui a dû s'incliner dans le Sud, et Florian Philippot, stratège du parti, dans le Grand Est.

La droite remporte au moins cinq régions tandis que la gauche sort victorieuse dans trois régions, sur treize au total.

Selon le politologue Jean-Yves Camus, le résultat du second tour, dernier scrutin avant la présidentielle de 2017, «tend à confirmer qu'il y a une impasse pour le Front national: c'est un excellent parti de premier tour, mais il ne sait pas aller au-delà». Pour 2017, les instituts de sondage donnent Marine Le Pen qualifiée au deuxième tour, après une arrivée en première position au premier tour.

Selon M. Camus, interrogé par l'AFP sur les enseignements du second tour, «ça reste quand même pour l'avenir un problème majeur : cette victoire, elle est d'une certaine manière une victoire à la Pyrrhus. Elle ne marche qu'à partir du moment où on considère qu'on dégage une majorité régionale contre quelque chose ou quelqu'un, et pas pour», souligne-t-il.

Les treize régions françaises, redessinées l'an dernier pour porter leur taille au niveau des Länder allemands, sont les seules collectivités à pouvoir aider directement des entreprises. Elles ont aussi compétence en éducation et dans les transports.

Avec au soir du 6 décembre le plus fort score au niveau national (28%, et jusqu'à 40% dans le Nord et le Sud), le Front national de Marine Le Pen espérait conquérir plusieurs des 13 régions en métropole. Elle tablait à la fois sur le rejet des partis traditionnels, impuissants à résoudre la crise économique, et sur les peurs provoquées par les attentats jihadistes du 13 novembre à Paris.

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