«Nous détruirons l'EI» - Barack Obama

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Barack Obama

AP, Pablo Martinez Monsivais

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Julie Pace
Associated Press
Washington

Dans un rare discours prononcé dans le Bureau ovale, le président Barack Obama a promis, dimanche soir, que les États-Unis vaincraient la menace terroriste qui est entrée «dans une nouvelle phase», alors qu'il tentait de rassurer les Américains ébranlés par les récentes attaques à Paris et en Californie.

«Je sais qu'après tant de guerres, de nombreux Américains se demandent si nous faisons face à un cancer qui n'a pas de remède immédiat, a-t-il dit devant un lutrin installé dans son bureau de l'aile Ouest de la Maison-Blanche. «La menace du terrorisme est réelle, mais nous la vaincrons. Nous détruirons l'EI et toute autre organisation qui chercherait à nous nuire», a lancé le président américain.

Le président a prononcé ce discours après la fusillade de mercredi à San Bernardino, en Californie, qui a fait 14 morts et 21 blessés. Selon les autorités, l'attaque a été menée par un couple dont la femme avait prêté allégeance au groupe armé État islamique et son chef sur Facebook.

M. Obama a déclaré que même s'il n'y avait pas de preuves tangibles montrant que les tireurs étaient envoyés par un groupe terroriste étranger ou que leur geste s'inscrivait dans un complot plus large, ils «étaient engagés sur la voie sombre de la radicalisation».

«C'était un acte de terrorisme visant à tuer des gens innocents», a-t-il affirmé dans son discours de 13 minutes, diffusé sur les principales chaînes de télévision américaines.

Il n'a pas annoncé de changement significatif dans la stratégie américaine de lutte contre le groupe État islamique, ce qui démontre à la fois sa confiance envers l'approche actuelle et l'absence d'options accessibles pour contrecarrer l'organisation extrémiste.

Révision du programme de visas

M. Obama a toutefois appelé à une révision du programme de visas pour les étrangers qui souhaitent entrer aux États-Unis - la femme du couple, d'origine pakistanaise, était entrée au pays grâce à un visa de fiancée.

Il a affirmé qu'il demanderait aux entreprises privées et aux services responsables du respect de la loi de travailler ensemble pour s'assurer que de potentiels terroristes ne puissent utiliser des technologies pour éviter d'être détectés par les autorités.

Il a également demandé au Congrès d'adopter de nouvelles autorisations pour les actions militaires en cours contre le groupe État islamique en Irak et en Syrie.

Le président a affirmé qu'il savait que plusieurs de ses compatriotes rejetaient tout renforcement des mesures de contrôle des armes à feu. Il a tout de même appelé le Congrès à empêcher l'achat d'armes par des personnes soupçonnées de terrorisme ou qui figurent sur la liste d'interdiction de vol.

«Ce que nous pouvons faire, et devons faire, c'est de leur rendre la tâche plus difficile», a-t-il martelé.

Les partisans des armes à feu s'opposent à cette proposition, estimant qu'elle violerait les droits des gens qui n'ont pas été reconnus coupables d'un crime.

Barack Obama a aussi imploré les Américains de ne pas s'en prendre aux musulmans, en soulignant que le groupe État islamique cherchait justement à provoquer une guerre entre l'Occident et les musulmans. Il a appelé les musulmans aux États-Unis et ailleurs dans le monde à combattre l'extrémisme.

«C'est tout?», ironise Trump

Les adversaires républicains du président démocrate ont été prompts à dénoncer l'absence d'annonces nouvelles.

«L'ennemi s'adapte, nous devons le faire aussi. C'est pourquoi ce que j'ai entendu ce soir était si décevant : pas de nouveau plan, juste une tentative peu convaincante de défendre une politique vouée à l'échec», a réagi Paul Ryan, président de la Chambre des représentants.

«C'est tout?» a ironisé le magnat de l'immobilier Donald Trump sur Twitter. «Il nous faut un nouveau président, et VITE!» a ajouté celui qui caracole en tête dans la course à l'investiture républicaine.

«C'est la guerre de notre génération. Nous avons besoin d'un commandant en chef qui soit capable de mener notre pays à la victoire», a souligné de son côté Jeb Bush, l'un de ses rivaux. AFP

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