En marche pour le climat

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Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont défilé vendredi à Melbourne afin de promouvoir un monde propre et juste. Une cinquantaine de manifestations du genre sont prévues partout sur la planète en fin de semaine.

AFP, Paul Crock

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Céline Serrat
Agence France-Presse

L'Australie a donné vendredi le coup d'envoi des marches pour le climat avant la grande conférence de Paris qui, deux semaines après les pires attentats ayant frappé la France, s'ouvre lundi sous haute sécurité avec plus de 150 chefs d'État.

Des dizaines de milliers d'Australiens de tous horizons se sont rassemblés vendredi à Melbourne pour réclamer des actions contre le changement climatique. Les organisateurs se sont dits étonnés de l'afflux de participants à ce rassemblement pacifique, l'un des 2000 événements prévus au cours de la fin de semaine pour faire pression sur les chefs d'État et de gouvernement afin qu'ils agissent pour lutter contre les émissions de gaz à effet de serre.

Cette fin de semaine, une cinquantaine de manifestations sont prévues partout dans le monde, mais elles ont été interdites à Paris après les attentats ayant fait 130 morts le 13 novembre, remplacées par une chaîne humaine dimanche.

Vendredi, plusieurs dizaines de «pèlerins climatiques» venus d'Europe, d'Afrique et d'Asie ont commencé à se rassembler dans une église parisienne, marquant symboliquement la mobilisation des religions pour le climat.

Dès le lendemain des événements tragiques, la France avait annoncé maintenir cette conférence COP21 qui doit déboucher sur le premier accord engageant 195 pays contre le réchauffement, l'un des grands défis du XXIe siècle.

Davantage de chefs d'État ont même annoncé leur venue à Paris les jours qui ont suivi les attaques des djihadistes, faisant de ce sommet climat le plus important jamais organisé.

En visite vendredi après-midi au sommet du Commonwealth à Malte, le président français, François Hollande, a cependant assuré ne pas vouloir «transformer la conférence climat en réunion internationale sur la lutte contre le terrorisme, ça ne servirait aucune des causes», même s'il a admis que les deux thématiques sont liées.

Le nombre de participants attendus est aussi inégalé pour une conférence de ce genre : 40000 personnes, dont 10 000 délégués de 195 pays, 14 000 représentants de la société civile et experts, 3000 journalistes et des milliers de visiteurs.

La première journée de lundi sera rythmée par les discours de plusieurs chefs d'État, qui pourront aussi, via des rencontres bilatérales, d'aborder la lutte contre le groupe État islamique.

Sous haute sécurité

Alors que l'état d'urgence a été déclaré en France pour trois mois, des mesures exceptionnelles vont sécuriser Paris et le site de la Conférence au Bourget, au nord de la capitale. Aux frontières, les contrôles ont été rétablis et 8000 membres des forces de l'ordre déployés. Au Bourget, 2800 hommes seront mobilisés et 6300 autres dans Paris pour la venue des chefs d'État.

Dès cette semaine, les consultations informelles entre pays ont débuté au siège de l'UNESCO. «Tout le travail de ces 11 jours sera d'arriver à mettre d'accord 195 pays sur un texte précis», a souligné vendredi Laurent Fabius, le ministre des Affaires étrangères français et président de la COP.

«Ma crainte, c'est que nous devons arriver à un accord général. Et qu'il suffira que quelques pays, parce qu'ils n'auront pas eu suffisamment de garanties [...], puissent bloquer le processus», a déclaré de son côté M. Hollande.

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Alors que l'état d'urgence a été déclaré en France pour trois mois, des mesures exceptionnelles ont été prises pour sécuriser Paris et le lieu de la Conférence sur le climat au Bourget.

AFP, Loic Venance

Interdit de manifester pour cause d'état d'urgence

L'interdiction de manifester en marge de la conférence internationale sur le climat et l'assignation à résidence de militants de la cause environnementale, rendus possibles par l'état d'urgence décrété après les attentats à Paris, faisaient grincer des dents vendredi en France.

«L'interdiction systématique de tous les rassemblements en lien avec la COP21 prive les voix critiques d'un moyen d'expression essentiel», a ainsi jugé le directeur d'Amnistie Internationale France, Stéphan Oberreit, dont l'organisation s'est inquiétée du «possible caractère disproportionné» de la mesure. La Ligue des droits de l'homme a demandé la levée immédiate de l'assignation à résidence de Joël Domenjoud, en charge du conseil juridique de la Coalition climat, qui regroupe 130 organisations de la société civile.

L'état d'urgence prononcé après les attaques du 13 novembre, qui ont fait 130 morts, autorise les perquisitions sans l'aval d'un juge et l'assignation à résidence de personnes jugées dangereuses pour l'ordre public. Dans ce cadre, selon le ministère de l'Intérieur, 24 personnes ont été assignées à résidence dans le but de les empêcher d'aller manifester lors de la conférence qui débute lundi.  AFP

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