Attentats de Paris : Hollande promet de «détruire l'armée de fanatiques»

Le drapeau français flotte sur le toit de... (Agence France-Presse, Patrick Kovarik)

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Le drapeau français flotte sur le toit de la Grande mosquée de Paris en mémoire des victimes des attentats du 13 novembre.

Agence France-Presse, Patrick Kovarik

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Paris

Rendant hommage aux 130 morts et 350 blessés du 13 novembre à Paris, le président François Hollande a «promis solennellement» de «détruire l'armée de fanatiques» qui ont commis ce massacre, tout en assurant que la France ne cèdera «ni à la peur ni à la haine».

Dans l'enceinte des Invalides, où sont enterrées les grandes figures de l'Histoire de France dont Napoléon, le chef de l'État français a dénoncé «une horde d'assassins» ayant agi «au nom d'une cause folle et d'un Dieu trahi».

«Ceux qui sont tombés le 13 novembre incarnaient nos valeurs, et notre devoir est plus que jamais de les faire vivre. Nous ne céderons ni à la peur, ni à la haine. Et si la colère nous saisit, nous la mettrons au service de la calme détermination à défendre la liberté».

Les assassins ont frappé «la jeunesse d'un peuple libre qui chérit la culture, la sienne, c'est-à-dire toutes les cultures», a poursuivi le chef de l'État.

«C'est cette musique qui était insupportable aux terroristes. C'est cette harmonie qu'ils voulaient casser, briser, c'est cette joie qu'ils voulaient ensevelir dans le fracas de leurs bombes. Eh bien, ils ne l'arrêteront pas», a-t-il dit.

«Et comme pour mieux leur répondre, nous multiplierons les chansons, les concerts, les spectacles, nous continuerons à aller dans les stades et notamment au stade si bien nommé, le Stade de France, à Saint-Denis», a poursuivi M. Hollande.

«Malgré les larmes, cette génération est aujourd'hui devenue le visage de la France», a déclaré le chef de l'État en conclusion de son discours, où il avait souligné que les victimes «avaient tous les âges», mais que «la plupart avaient moins de 35 ans».

Cet hommage  émouvant, auquel ont assisté des membres des familles des victimes, des blessés, des représentants de toute la classe politique, des forces de l'ordre et de secours, s'est ouvert par l'hymne national, la Marseillaise.

Puis la chanson du Belge Jacques Brel Quand on n'a que l'amour a été interprétée alors que sur un écran géant défilaient des photos des victimes. Perlimpinpin de Barbara, interprétée par la cantatrice Nathalie Dessay, a suivi. Le président français semblait ému, fermant plusieurs fois les yeux et contractant la mâchoire.

Christophe, 48 ans, Lola, 17 ans... La triste litanie des noms des victimes, fauchées à des terrasses de café ou dans la salle de concert du Bataclan, a ensuite été lue en alternance par deux voix, une féminine et une masculine, devant une assistance debout.

Quelque 2600 personnes ont participé à cette cérémonie nationale dans la cour d'honneur de l'Hôtel des Invalides, monument au dôme doré situé au coeur de Paris.

Familles critiques

Quelques familles des victimes ont cependant refusé de s'associer à cet hommage et n'étaient pas présentes, jugeant que le gouvernement n'avait rien fait après les premiers attentats de janvier (17 morts), déjà revendiqués par l'EI.

Outre les membres du gouvernement, de nombreuses personnalités représentant l'ensemble de l'échiquier politique étaient présentes, notamment l'ancien président Nicolas Sarkozy, les ex-premiers ministres Lionel Jospin, Jean-Pierre Raffarin, François Fillon et la maire socialiste de Paris Anne Hidalgo.

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