La France redoute une attaque chimique

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Sur cette photo prise en novembre 2011, des policiers français portent des combinaisons et des masques lors d'un exercice simulant une attaque bactériologique.

AFP, Alexander Klein

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Agence France-Presse
Paris

L'état d'urgence a été prolongé jeudi pour trois mois en France, où le premier ministre Manuel Valls a mis en garde contre de possibles attaques «chimiques ou bactériologiques», six jours après les sanglants attentats de Paris.

En réclamant à l'Assemblée nationale la prolongation jusqu'à la fin février de l'état d'urgence, Manuel Valls a estimé possible des attentats en France avec des «armes chimiques ou bactériologiques».

«Il ne faut aujourd'hui rien exclure», a-t-il lancé, alors que le gouvernement a autorisé en urgence, dans un arrêté publié samedi, la pharmacie des armées à distribuer un antidote aux armes bactériologiques à des services d'urgence civils en France.

Cet antidote, le sulfate d'atropine, est mis à disposition en raison du «risque d'attentats terroristes», dans le contexte de la conférence des Nations Unies sur le climat COP21 qui débute le 30 novembre et doit durer jusqu'au 11 décembre, selon l'arrêté signé du directeur général de la santé.

Des experts du renseignement américain et irakien ont révélé jeudi que le groupe armé État islamique (EI) est déterminé à développer des armes et a créé une filiale pour faire de la recherche et des expériences avec l'aide de scientifiques de l'Irak, de la Syrie et d'ailleurs dans la région.

Les responsables américains ne croient pas que l'EI a la capacité de développer des armes sophistiquées comme des gaz neurotoxiques, qui sont plus adéquats pour des attaques sur des civils. Le groupe a déjà utilisé du gaz moutarde sur le champ de bataille en Irak et en Syrie.

Jusqu'à maintenant, il s'agit du seul signe manifeste des armes chimiques. Des analyses préliminaires effectuées par les États-Unis sur des mortiers qui ont atteint les forces kurdes en Irak, plus tôt cette année, ont révélé des traces du composé chimique.

Un groupe chargé du développement des armes chimiques

D'après trois responsables du renseignement irakien, l'EI a constitué un groupe chargé de développer des armes chimiques. Mentionnant des rapports qu'il a pu consulter, le président du comité parlementaire de sécurité et de défense, Hakim Al-Zamili, a révélé que le groupe djihadiste avait réussi à attirer en ses rangs des experts chimiques de l'étranger et d'Irak.

L'EI a récemment déplacé ses laboratoires de recherche d'Irak vers des endroits «sécurisés» en Syrie, selon M. Al-Zamili.

«L'EI travaille très sérieusement à produire des armes chimiques, particulièrement du gaz sarin, a-t-il ajouté. Cela ne menacerait pas que l'Irak, mais le monde entier.»  Avec AP

L'EI a-t-il la technologie?

Les États-Unis et l'Europe ne se font pas aussi alarmistes sur la possibilité d'armes chimiques faites par l'EI. Des responsables du renseignement américain ne croient pas que l'organisation ait les moyens technologiques pour produire du gaz neurotoxique et pensent que les militants risquent davantage de se faire mal en tentant de les fabriquer. Une autre source du renseignement européen au fait du programme chimique du groupe abonde dans le même sens, ajoutant que la production de gaz moutarde de l'EI est de mauvaise qualité et en petite quantité. Toutefois, selon le général à la retraite Richard Zahner, qui a chapeauté l'agence de renseignement militaire américaine en Irak en 2005 et en 2006, les Américains sous-estiment l'EI, qui s'est montré plus débrouillard et innovateur qu'Al-Qaida. Le groupe avait tenté en vain durant 20 ans de développer des armes chimiques.  AP

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