Attentats à Paris: deux nouveaux assaillants identifiés

En banlieue de Bruxelles, les forces spéciales d'intervention... (AP, Geert Vanden Wijngaer)

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En banlieue de Bruxelles, les forces spéciales d'intervention s'apprêtent à entrer dans une résidence.

AP, Geert Vanden Wijngaer

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Associated Press
Paris

Deux accusations et de nombreuses perquisitions ont été effectuées lundi, en France et en Belgique, en lien avec les six attentats qui ont fait 129 morts et plus de 350 blessés à Paris.

D'après un responsable français au fait de l'enquête, c'est un Belge, Abdelhamid Abaaoud, qui serait derrière les attaques coordonnées de huit assaillants. Les autorités croient qu'il a également des liens dans l'attaque d'un train, bloquée par des passagers américains, et d'une église de la région de Paris.

Les informations des enquêteurs les ont rapidement menés notamment vers la Belgique, où plusieurs arrestations ont été faites depuis vendredi. Le bureau du procureur belge a indiqué lundi que cinq des sept suspects détenus durant le weekend ont été relâchés.

Deux autres ont été accusés d'attentat terroriste.

Un appel à témoin a été transmis internationalement pour retrouver la trace d'un Français d'origine belge qui serait impliqué dans les attentats. La police nationale de France fait circuler la photo de Saleh Abdeslam, âgé de 26 ans.

De plus, une opération majeure de trois heures s'est déroulée dans la commune de Molenbeek-Saint-Jean, en banlieue de Bruxelles, mais n'a mené à aucune arrestation. Déjà, samedi, trois personnes ont été arrêtées dans ce quartier. Il n'y a pas eu de blessé durant l'opération, mais deux explosions ont été entendues. La police n'a pas donné de détails.

Les autorités avaient recommandé aux résidents de rester loin de la rue, où des policiers masqués et lourdement armés ont établi un périmètre de sécurité.

Ramifications en Belgique

Au moins deux des assaillants de vendredi soir étaient des Français vivant en Belgique, a-t-on appris dimanche. Un responsable judiciaire a dévoilé leur identité lundi. L'un d'eux, le second kamikaze du Stade de France, se nommerait Bilal Hadfi et serait âgé de 20 ans. L'autre, qui s'est fait exploser boulevard Voltaire, serait Brahim Abdeslam, 31 ans, le frère de Saleh Abdeslam, qui est recherché.

Un troisième frère de la famille Abdeslam, Mohammad, a été relâché après avoir été mis en garde à vue durant le weekend. Son avocate, Nathalie Gallant, a affirmé au réseau RTL que son client «n'avait pas fait les mêmes choix de vie».

Le bureau du procureur de Paris a par ailleurs identifié lundi deux autres des kamikazes qui ont sévi vendredi soir dans le coeur de la capitale française.

L'un d'eux, Samy Amimour, est un Français de 28 ans qui a actionné son gilet d'explosifs après avoir fait irruption au Bataclan, une salle de spectacle où il y a eu le plus de morts, soit 89, après une longue prise d'otages. Amimour faisait l'objet d'un mandat d'arrestation international depuis qu'il avait échappé aux autorités alors qu'il était sous contrôle judiciaire, pour de possibles liens avec des entreprises terroristes.

Trois membres de sa famille ont été placés en garde à vue lundi matin.

L'assaillant qui a commis un attentat suicide à l'extérieur du Stade de France et près de qui un passeport syrien a été retrouvé se nommait Ahmad Al Mohammad, un homme de 25 ans né à Idlib, en Syrie. Il a été identifié grâce à des empreintes digitales.

Pouvoirs spéciaux

Le président français ayant décrété l'état d'urgence, qui donne des pouvoirs spéciaux aux autorités, les policiers ont effectué 168 perquisitions et 104 personnes ont été assignées à domicile dans les 48 dernières heures, en lien avec les attentats. Seulement cette nuit, 23 personnes ont été arrêtées, et un fusil Kalachnikov et d'autres armes ont été saisis.

Ce n'est que le commencement, selon le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, qui a promis que la réponse de la France serait «totale». Il faisait écho aux propos de son président, François Hollande, qui, vendredi, avait déclaré que la France serait «impitoyable».

La nuit dernière, Paris a lancé sa plus importante frappe aérienne contre des cibles de groupe armé État islamique (EI) en Syrie. Le groupe djihadiste a revendiqué la responsabilité des attentats. D'après l'Observatoire syrien des droits de l'homme, les frappes n'ont pas tué de civils et ont seulement touché des cibles militaires à Raqqa, la capitale de facto de l'ÉI. L'organisme a indiqué qu'il y avait eu des morts dans les rangs de l'EI, sans donner de bilan.

D'après le ministère français de la Défense, 12 appareils ont largué 20 bombes dimanche soir.

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