Une «déclaration de guerre», dit François Hollande

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Le président français, François Hollande, a déclaré samedi que les attentats de Paris représentaient une «déclaration de guerre» et que la France serait «impitoyable» à l'égard des responsables.

AFP, Stephane de Sakutin

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Attentats du 13 novembre à Paris
Attentats du 13 novembre à Paris

Une série d'attentats à la ceinture explosive et à l'arme automatique a fait au moins 129 morts, vendredi soir, à Paris, plongeant à nouveau la France dans l'horreur du terrorisme. Au total, huit assaillants auraient été tués dans les attentats, dont sept qui se seraient fait exploser. »

Associated Press
Paris

Trois jours de deuil national, état d'urgence sur tout le territoire français, fermeture des frontières: au lendemain des attentats meurtriers de Paris, revendiqués par le groupe djihadiste État islamique, le président français, François Hollande, a déclaré samedi que ces actes terroristes représentaient une «déclaration de guerre» et que la France serait «impitoyable» à l'égard des responsables.

Au moins 127 personnes ont été tuées, vendredi, dans les attaques et attentats suicides sur des bars, des restaurants et une salle de spectacle. Au moins 200 personnes ont été blessées, gravement pour des dizaines d'entre elles. Des Américains auraient été blessés, et des Britanniques seraient du nombre des victimes.

Le groupe État islamique explique que «huit frères portant des ceintures d'explosifs et des fusils d'assaut ont pris pour cibles des endroits choisis minutieusement au coeur de la capitale française, dont le Stade de France où se trouvait l'imbécile François Hollande».

Il mentionne aussi l'implication de la France dans des frappes aériennes sur des cibles de l'EI en Irak et en Syrie, notant que les forces aériennes françaises «ne sont d'aucune utilité aux Français dans les rues et ruelles pourries de Paris».

Sous haute sécurité

La ville de Paris était sous haute sécurité samedi. Tandis que le président Hollande faisait une nouvelle adresse à la nation, samedi matin, la police antiterroriste s'affairait à identifier de potentiels complices des attaquants. Le public ignore presque tout d'eux pour le moment: leur âge, leur sexe, leur nationalité, leurs motifs, même leur nombre exact. Un passeport syrien a été retrouvé près des restes d'un des kamikazes qui s'est fait exploser à l'extérieur du Stade de France.

Huit assaillants seraient morts, dont sept dans des attentats suicides. La police a abattu et tué le huitième.

Le bureau de la procureure Agnès Thibault-Lecuivre a affirmé que les autorités ne pouvaient écarter la possibilité que d'autres militants impliqués étaient toujours en liberté.

Manifestations publiques interdites

Samedi, le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, a annoncé que toutes les manifestations publiques sont interdites jusqu'à jeudi et que les gouvernements locaux ont l'option d'imposer des couvre-feux. La police et des renforts militaires seront déployés dans certains immeubles publics. D'ailleurs, la tour Eiffel, le Musée du Louvre et le parc Disneyland ont été fermés. Quelque 1500 soldats ont été appelés à prêter main-forte à la police pour rassurer la population dans les rues de Paris. Les édifices gouvernementaux, les écoles, les sites religieux et touristiques, notamment, sont sous haute surveillance.

Sur Twitter, vendredi soir, des djihadistes ont applaudi les actes terroristes et critiqué les opérations militaires de la France contre les extrémistes.

François Hollande, qui a annulé sa présence au sommet du G20 qui a lieu dans les prochains jours, a déclaré que les attaques ne feraient qu'augmenter les efforts militaires de la France au Moyen-Orient pour anéantir l'EI, et que la France agirait «avec tous les moyens qui conviennent dans le cadre du droit sur tous les terrains, intérieurs comme extérieurs».

«Ce que les terroristes veulent, c'est nous faire peur, nous saisir d'effroi. Il y a de quoi avoir peur, il y a l'effroi. Mais il y a face à l'effroi une nation qui sait se défendre, qui sait mobiliser ses forces, et qui une fois encore saura vaincre les terroristes», a également déclaré M. Hollande vendredi soir.

L'état d'urgence, décrété vendredi soir alors qu'une prise d'otage se poursuivait toujours à la salle de concert Le Bataclan, implique des mesures qui permettront aux autorités de fermer certains lieux, d'interdire la circulation aux personnes, d'effectuer des perquisitions et d'instituer des zones de protection et de sécurité.

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