Hollande promet un «combat impitoyable» contre le terrorisme

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Le président Hollande était entouré de nombreux gardes du corps armés vendredi, lorsqu'il s'est rendu devant le Bataclan.

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Agence France-Presse
Paris

Le président de la France, François Hollande, a décrété dans la nuit de vendredi à samedi l'état d'urgence sur tout le territoire français et ordonné des renforts militaires de 1500 hommes à Paris, promettant un «combat impitoyable» contre le terrorisme.

Hollande a aussi mentionné le rétablissement immédiat des contrôles aux frontières - déjà décidé dans la perspective de la conférence de Paris sur le climat (COP21) - et non «la fermeture» comme annoncé dans un premier temps. La Belgique a aussi mis en place un tel contrôle.

M. Hollande, qui a annulé un déplacement dimanche en Turquie pour le sommet du G20, s'est immédiatement rendu au Bataclan, où il a promis un «combat impitoyable» contre le terrorisme.

Un conseil des ministres exceptionnel s'est tenu au palais présidentiel de l'Élysée, et M. Hollande réunira un conseil de Défense samedi. Le parquet antiterroriste a été saisi.

Le Conseil français du culte musulman (CFCM) a aussitôt condamné des «attaques odieuses et abjectes» et appelé «les musulmans de France à prier pour que la France puisse faire face à cette terrible épreuve dans le calme et dans la dignité».

Plusieurs partis et personnalités politiques de tous bords ont annoncé la suspension de leur campagne pour les élections régionales, prévues les 6 et 13 décembre.

Ces attaques surviennent dix mois après les attentats jihadistes de janvier contre l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo, une policière et un supermarché casher à Paris, qui avaient fait 17 morts, et ont été suivis de plusieurs autres attaques ou tentatives.

Un soir de crise pour le président

Le président français François Hollande était au Stade de France vendredi soir pour un match de football amical France-Allemagne lorsqu'il a entendu une première détonation, puis une deuxième, avant d'apprendre qu'il ne s'agissait pas d'explosions accidentelles et qu'une autre attaque était en cours dans la salle de spectacles du Bataclan.

Le chef de l'État s'est ensuite rendu au PC sécurité du stade, bientôt rejoint sur place par le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve pour de premières constatations. «Mais on ignore alors encore beaucoup de choses sur ce qui s'est passé», souligne l'entourage du président.

«Ils ont décidé de quitter le Stade de France lorsqu'ils ont appris qu'un autre événement s'était déroulé à proximité du Bataclan. Compte-tenu de la gravité de ce qui se passait, leur place était au ministère de l'Intérieur dans la cellule interministérielle de crise».

«Ils ont été rejoints très rapidement par le premier ministre [Manuel Valls]. Avec toutes les forces de sécurité, ils ont fait un premier point de situation sur ce que l'on savait, sachant que les opérations étaient encore en cours.»

Peu après, M. Hollande, le premier ministre et le ministre de l'Intérieur décident la tenue d'un conseil des ministres exceptionnel peu avant minuit et une allocution télévisée du président. Lors de ce conseil, qui a duré 45 minutes, le président a évoqué «l'effroi», la «nécessité de se rassembler» et «la volonté de réagir» face à ces attaques.

Les ministres présents, en particulier Marisol Touraine (Santé) et Christiane Taubira (Justice), font le point sur leurs domaines de compétences.

M. Hollande, accompagné de Mme Taubira et MM. Valls et Cazeneuve, se rend ensuite à la salle du Bataclan. Un point est fait dans un café proche par le chef des pompiers, avant l'arrivée de la maire de Paris Anne Hidalgo et du président de l'Assemblée nationale Claude Bartolone.

«Ils ont ensuite cheminé jusqu'au Bataclan mais se sont arrêtés à quelques mètres, car il n'était pas possible d'y entrer. Il y avait encore des opérations d'évacuation et des éléments d'enquête», a indiqué l'entourage présidentiel. Ils y retrouvent le procureur de la République de Paris François Molins.

De retour au ministère de l'Intérieur, François Hollande se rend à la cellule de crise avec le premier ministre, la garde des Sceaux et le ministre de l'Intérieur, jusqu'à 3h30 environ, pour évaluer la situation avant la tenue d'un conseil de Défense samedi matin.

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