Du gaz moutarde a été utilisé en Syrie

Cratère laissé par un bombardement à Douma, à... (AFP, Abd Doumany)

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Cratère laissé par un bombardement à Douma, à l'est de la capitale. L'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques a confirmé jeudi que du gaz asphyxiant a été utilisé en août en Syrie.

AFP, Abd Doumany

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Agence France-Presse

BEYROUTH - Du gaz moutarde a été utilisé lors de combats en août dans une ville du nord de la Syrie, ont indiqué jeudi des sources à l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC), dans la première confirmation du recours à cette arme dans le pays en guerre.

Dans la première confirmation de l'utilisation du gaz moutarde en Syrie, des experts en armes chimiques ont conclu que ce gaz asphyxiant avait été utilisé à Marea, une ville de la province d'Alep le 21 août, où des combats avaient opposé des rebelles à l'EI.

«Nous avons confirmé les faits, mais nous n'avons pas déterminé les responsables», a assuré l'une des sources à l'OIAC. Un rapport encore confidentiel a été envoyé aux États membres de l'OIAC, qui doivent se réunir fin novembre.

Revers du régime

Des militants syriens et des ONG médicales avaient affirmé fin août qu'une attaque à l'arme chimique avait touché des dizaines de personnes à Marea. Selon des patients soignés dans un hôpital rattaché à Médecins sans Frontières à Alep, un obus de mortier avait touché leur maison et «après l'explosion, un gaz jaune a empli leur salon».

Selon des militants présents sur place au moment des faits, plus de 50 obus avaient été tirés ce jour-là sur la ville par l'EI.

Les accusations de recours aux armes chimiques par l'EI se sont multipliées ces derniers mois en Irak comme en Syrie, où le groupe djihadiste occupe de vastes régions.

Washington, Londres et Paris avaient accusé en août le régime syrien d'avoir mené des attaques au gaz de chlore contre des régions rebelles.

Le régime syrien est censé avoir détruit tout son arsenal chimique, aux termes d'un accord américano-russe de septembre 2013 qui lui a permis d'éviter des frappes occidentales. Mais l'OIAC a conclu en 2014 que du gaz de chlore avait été utilisé dans le conflit.

Combats

Sur le front des combats jeudi, l'armée a perdu au profit de djihadistes l'unique localité qu'elle tenait sur l'un des principaux axes routiers du pays malgré l'appui aérien russe, alors qu'au moins 22 civils ont péri dans des frappes contre le groupe jihadiste État islamique (EI) à Boukamal (est) à la frontière avec l'Irak.

Et la France va à nouveau déployer en décembre dans le Golfe son porte-avions Charles de Gaulle pour participer aux raids contre l'EI, une décision qui suit une annonce américaine d'une prochaine intensification des bombardements alliés en Syrie.

Déclenché en 2011 après la répression de manifestations réclamant des réformes, le conflit en Syrie est devenu complexe au fil des années avec une multiplication des acteurs, locaux et étrangers, sur un territoire de plus en plus morcelé. Il a causé la mort de plus de 250 000 personnes et poussé à la fuite des millions de Syriens.

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