Écrasement: l'hypothèse de la bombe contestée par l'Égypte et la Russie

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Dans la foulée de l'écrasement, Metrojet a interrompu tous ses vols avec des appareils Airbus A321, selon l'Agence fédérale du transport de la Russie.

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Gregory Katz, Dmitry Lovetsky, Nataliya Vasilyeva
Associated Press

Le premier ministre britannique David Cameron a déclaré jeudi qu'il était «plus probable qu'improbable» qu'une bombe ait provoqué l'écrasement d'un avion russe qui transportait 224 personnes - une hypothèse à laquelle se sont distanciées les autorités russes et égyptiennes.

Les Britanniques ont interrompu depuis mercredi leurs vols au-dessus de Charm el-Cheikh - la station touristique d'où partait l'appareil du transporteur Metrojet - en raison de «renseignements et d'informations» indiquant que l'accident tenait sa source d'un explosif, a indiqué le premier ministre Cameron.

M. Cameron a assuré qu'il éprouvait de la sympathie pour l'Égypte, qui ne veut pas nuire à ses activités touristiques, mais il a soutenu qu'il devait d'abord «assurer la sécurité des Britanniques». Il a ajouté qu'il téléphonerait plus tard le président russe pour discuter de la question.

Après sa rencontre avec le premier ministre Cameron, le président de l'Égypte Abdel Fattah al-Sissi a indiqué que les équipes britanniques avaient enquêté à l'aéroport de Charm el-Cheikh il y a 10 mois et qu'elles avaient été «plutôt satisfaites» des dispositifs de sécurité.

L'Égypte a condamné l'interdiction de vol au-dessus Charm el-Cheikh ordonnée par le Royaume-Uni, qualifiant la mesure d'excessive.

M. el-Sissi s'est toutefois dit disposé à travailler avec «ses amis» pour assurer la sécurité des passagers étrangers. Il a ajouté que le Royaume Uni et l'Égypte tentaient de rétablir la situation «dans un esprit de coopération».

Le Royaume-Uni a annoncé plus tard, jeudi, qu'il enverrait des avions dans la région égyptienne pour rapatrier les touristes britanniques, une opération qui prendra 7 à 10 jours.

Hypothèse minimisée

La Russie et l'Égypte ont minimisé pour l'instant l'hypothèse évoquée par les Britanniques et les Américains suggérant qu'une bombe ait joué un rôle dans l'accident de samedi.

Un porte-parole du président russe Vladimir Poutine, Dmitry Peskov, a indiqué jeudi que les enquêteurs considéraient toutes les théories, mais qu'il était encore trop tôt pour spéculer sur une seule option relativement à l'écrasement tragique d'un appareil Airbus A321-200 dans la péninsule du Sinaï, qui a tué tous les passagers et membres de l'équipage.

Il a soutenu devant les journalistes à Moscou que les enquêteurs n'écartaient pas cette possibilité, mais qu'à ce point-ci, il n'était pas justifié de regarder une seule théorie.

Le site de l'écrasement, à quelque 70 kilomètres au sud de la ville d'el-Arish, est situé dans le nord du Sinaï, une région secouée par les affrontements entre les forces de sécurité et les combattants locaux du groupe armé État islamique.

Les extrémistes ont d'ailleurs revendiqué la responsabilité de l'écrasement, mais ils n'ont fourni aucune preuve. M. al-Sissi juge que le groupe ÉI a ainsi fait de la «propagande» visant à entacher la réputation de l'Égypte

Le ministre égyptien des Antiquités, Mamduh Eldamaty, a rejeté catégoriquement les allégations des Britanniques et des Américains, jeudi. «[L'écrasement] n'est pas un acte terroriste. C'était un accident», a-t-il tranché, jeudi, alors qu'il faisait un discours dans la ville historique de Louxor.

Dans la foulée de l'écrasement, Metrojet a interrompu tous ses vols avec des appareils Airbus A321, selon l'Agence fédérale du transport de la Russie.

Le transporteur aérien a déjà écarté la possibilité d'un problème technique ou d'une erreur des pilotes, suscitant les critiques des autorités russes qui ont accusé l'entreprise de se prononcer trop tôt.

Dans la péninsule du Sinaï, les équipes de secours ont récupéré 140 corps et plus d'une centaine de parties du corps des passagers. Les recherches des travailleurs russes, qui parcourent une zone de 40 kilomètres carrés, étaient censées être terminées jeudi matin, selon le ministre russe des Situations d'urgence, Vladimir Puchkov.

Selon les autorités égyptiennes, les enregistrements audio provenant de la cabine de pilotage ont été partiellement endommagées et il faudra travailler fort pour pouvoir extraire les données.

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