Écrasement en Égypte: des satellites ont détecté des flashs de chaleur

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Tant que les boîtes noires n'auront pas été analysées, les causes de l'écrasement de l'Airbus de Metrojet resteront encore floues.

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Associated Press
Saint-Pétersbourg, Russie

Des satellites américains ont détecté de la chaleur autour de l'avion russe avant qu'il ne s'écrase dans le désert égyptien, tuant les 224 personnes à bord, ont indiqué mardi deux responsables américains.

L'un d'eux a ajouté qu'une frappe de missile contre l'Airbus A321-200 du transporteur Metrojet est exclue puisqu'on n'a détecté ni lancement ni consommation carburant par réacteur.

L'activité infrarouge détectée peut être due à plusieurs facteurs, y compris une bombe ou un moteur qui exploserait en plein vol en raison d'une défaillance.

L'analyste Paul Beaver a dit que la chaleur détectée par les satellites démontre qu'il y a eu une explosion ou une désintégration catastrophique de l'appareil, mais n'en dévoile pas la cause. Il croit que l'explosion d'un moteur ou d'un réservoir de carburant est moins plausible, en raison de la conception des avions modernes.

Les deux responsables américains se sont exprimés sous le couvert de l'anonymat.

Des experts se sont rendus en Égypte pour analyser le contenu des deux enregistreurs de vol de l'appareil pour tenter de déterminer si son écrasement avait été provoqué par un accident ou un attentat, mais le processus risque de prendre du temps.

Le président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi a fustigé, dans un entretien avec la BBC, la «propagande» du groupe État islamique (EI), qui a affirmé samedi avoir «fait tomber» l'Airbus A321 en représailles aux bombardements russes en Syrie.

En l'absence de toute certitude sur les causes du écrasement, les autorités attendent beaucoup de l'analyse des «boîtes noires», les deux enregistreurs de vol - l'un enregistrant les conversations à bord, l'autre les paramètres de vol -, qui a commencé en début d'après-midi dans les locaux du ministère de l'Aviation civile au Caire, a annoncé à l'AFP un haut responsable de cette administration, sous couvert de l'anonymat.

Opération longue et complexe

L'opération, complexe, risque de prendre beaucoup de temps, en fonction de l'état des enregistreurs, a-t-on ajouté dans les milieux de l'enquête, et rien n'avait filtré en début de soirée.

Parallèlement, les recherches continuent pour retrouver les derniers corps des 224 victimes et d'éventuels indices disséminés sur une large zone dans le désert du Sinaï.

Outre des Russes, cinq enquêteurs français sont à l'oeuvre en Égypte pour le Bureau Enquête Accidents (BEA), aux côtés d'homologues allemands du Bundesstelle für Flugunfalluntersuchung (BFU), comme le prévoit la procédure internationale pour ces deux pays piliers du consortium européen Airbus. Six experts français d'Airbus les épaulent.  Avec AFP

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