Des civils en cage utilisés comme bouclier humain en Syrie

Un groupe rebelle syrien a placé des civils alaouites et des soldats du régime... (Photothèque Le Soleil)

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Agence France-Presse
BEYROUTH

Un groupe rebelle syrien a placé des civils alaouites et des soldats du régime dans des cages en fer sur des places publiques près de Damas comme «boucliers humains» face aux frappes aériennes, selon une vidéo et une ONG.

Jaïch al-Islam («L'armée de l'islam» en arabe), considéré comme le plus important groupe rebelle près de la capitale, «a placé des soldats du régime faits prisonniers et des civils alaouites dans des cages et les a dispersés sur des places de la Ghouta orientale, surtout dans la ville de Douma», a déclaré dimanche à l'AFP le directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), Rami Abdel Rahmane.

Des centaines de civils avaient été faits prisonniers lors d'une attaque il y a près de deux ans contre la petite ville de Adra al-Ommaliyé, dans la Ghouta orientale, à l'est de Damas.

L'alaouisme, une branche du chiisme, est la confession du président syrien Bachar al-Assad.

Jaïch al-Islam «dit que l'objectif est d'empêcher les bombardements des forces du régime sur la région», a ajouté M. Abdel Rahmane. Selon lui, «des dizaines de cages ont été utilisées. Dans chacune se trouvent trois ou quatre personnes, parfois sept».

Le groupe «utilise les prisonniers et les captifs comme boucliers humains». «Parmi eux se trouvent des familles entières», a-t-il encore dit.

La Ghouta orientale, un bastion rebelle, est régulièrement visée par des bombardements du régime.

Vendredi, au moins 70 personnes ont été tuées et 550 blessées dans une attaque contre un marché de Douma, selon Médecins sans frontières.

Une vidéo publiée sur internet montre trois camions transportant des cages en fer dans laquelle ont été enfermés hommes et femmes séparés, circulant dans une rue dévastée au milieu d'immeubles en ruine.

Face caméra, les captifs appellent le régime de Bachar al-Assad à cesser ses frappes.

Devant l'une des cages, un jeune garçon lance à l'adresse du président syrien: «Si tu tues ma mère, tu les tues».

Contacté par l'AFP, un porte-parole de Jaïch al-Islam n'était pas joignable dans l'immédiat.

Les troupes du régime, tout comme les groupes rebelles, ont été accusés par des organisations de défense des droits de l'Homme d'attaques contre des civils.

Plus de 250 000 personnes ont perdu la vie depuis le début du conflit en Syrie en mars 2011.

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