Obama déploie des soldats en Syrie

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C'est la première fois en quatre ans et demi de conflit que les États-Unis enverront officiellement des militaires sur le terrain syrien, Barack Obama s'étant jusqu'ici publiquement refusé à le faire.

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Agence France-Presse

WASHINGTON - Les États-Unis vont déployer au sol en Syrie une cinquantaine de forces spéciales, une décision sans précédent et un revirement du président Barack Obama dans le cadre de l'effort de guerre international contre le groupe État islamique (EI) dans ce pays.

En quatre ans et demi d'un conflit qui a fait plus de 250 000 morts, c'est la première fois que Washington va envoyer officiellement des militaires sur le terrain syrien -dans un rôle non combattant de conseillers -, M. Obama s'étant jusqu'ici publiquement refusé à le faire, préférant le recours aux bombardements aériens.

«Le président a autorisé le déploiement d'un petit effectif -moins de 50 - de forces d'opérations spéciales américaines dans le nord de la Syrie», a confié un cadre de l'administration, avant l'annonce officielle par la Maison-Blanche.

Ces soldats d'élite «aideront à coordonner les troupes locales sur le terrain et les efforts de la coalition pour contrecarrer l'EI», a expliqué ce responsable au département d'État. D'après un cadre au Pentagone, «l'idée est d'avoir des gars et leurs yeux sur le terrain pour travailler avec les unités [rebelles] qui se battent contre l'EI et voir ce qu'il est possible de faire en plus».

Environ 50 membres des forces spéciales «peuvent faire un sacré boulot et beaucoup de dégâts», a confié un autre responsable américain.

Officiellement, ils seront donc cantonnés à un rôle d'assistance et de conseil aux groupes rebelles syriens modérés et ils n'effectueront «pas de mission de combat», a assuré le porte-parole de la Maison-Blanche Josh Earnest. Lors de son point de presse, il n'a en revanche pas exclu une augmentation à l'avenir du nombre de soldats.

«Pas de changement»

Pressé de questions sur l'évolution de la politique du président Obama à l'égard du conflit syrien, M. Earnest a rétorqué que «le fait est que notre stratégie en Syrie n'a pas changé». «Pas de changement de politique» non plus d'après le porte-parole du département d'État John Kirby, qui a toutefois admis que Washington avait «changé d'avis» sur la question de son engagement militaire en Syrie.

Symbolique, la décision de M. Obama n'en est pas moins significative et représente un net changement de pied d'un président considéré comme un grand sceptique de l'interventionnisme militaire et qui ne veut pas d'une Amérique de nouveau en première ligne dans un conflit au Moyen-Orient, après le retrait d'Irak.

Depuis le déclenchement de la guerre civile en Syrie en 2011, les États-Unis ont longtemps refusé de s'impliquer militairement, avant de bâtir à l'été 2014 une coalition de 65 pays qui bombarde l'EI et d'autres groupes djihadistes en Syrie et en Irak.

À l'époque, fin août 2014, lors d'une conférence de presse qui avait fait grand bruit, M. Obama avait reconnu qu'il n'avait «pas de stratégie» en Syrie. Un an plus tôt, il avait déjà marqué les esprits et provoqué la colère de ses alliés - la France et des puissances du Golfe - en renonçant au dernier moment à frapper le régime du président syrien. M. Obama répétait à l'époque comme un mantra qu'il «ne placerait pas de troupes américaines au sol en Syrie».

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