Il y a 20 ans, Yitzhak Rabin était assassiné

La poignée de main entre l'Israélien Yitzahk Rabin et... (Archives AFP)

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La poignée de main entre l'Israélien Yitzahk Rabin et le Palestinien Yasser Arafat sous l'oeil du président américain Bill Clinton en 1993 dans la foulée des accords d'Oslo avait laissé entrevoir un espoir de paix durable au Proche-Orient.

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Agence France-Presse

JÉRUSALEM - Le 4 novembre 1995 à Tel-Aviv, Yigal Amir, un juif religieux d'extrême droite, tue le premier ministre travailliste israélien Yitzhak Rabin, 73 ans, de trois balles dans le dos, dans le but affiché de faire capoter les accords de paix israélo-palestiniens de 1993.

Cet assassinat perpétré lors d'une manifestation pacifiste monstre, et commémoré officiellement en fin de semaine selon le calendrier hébraïque, a plongé le pays dans la stupeur alors que pointait l'espoir d'une possible issue au conflit israélo-palestinien.

Le meurtrier, âgé de 25 ans à l'époque, un juif d'extrême droite condamné ensuite à la prison à vie, a reconnu avoir voulu «stopper» le processus de paix avec les Palestiniens enclenché par la signature en 1993 des accords d'Oslo, pour lesquels Rabin recevra un an plus tard le prix Nobel de la paix, conjointement avec l'Israélien Shimon Peres et le Palestinien Yasser Arafat.

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Depuis le meurtre de Rabin, tous les dirigeants israéliens sont protégés par une garde rapprochée très stricte. Une vidéo amateur montre Rabin abattu à bout portant par Yigal Amir. Elle confirme les très graves lacunes dans la protection du premier ministre et la grande confusion qui régnait à sa descente d'une tribune où il venait de s'adresser à la foule.

On y voit le meurtrier attendre tranquillement l'arrivée du premier ministre près d'un bac à plantes vertes, échangeant quelques mots avec un policier. Les agents du service de sécurité ne lui prêtent aucune attention et lui tournent le dos.

Le film démontre que le meurtrier n'aurait eu aucun mal à abattre quelques minutes auparavant le ministre des Affaires étrangères Shimon Peres, également présent.

Au ralenti, après les coups de feu, on voit Rabin se retourner, s'écrouler sous l'impact et être immédiatement poussé par ses services dans la voiture qui le conduit à l'hôpital où il décédera peu après.

Plaqué au sol par les hommes de sécurité, Yigal Amir est arrêté. Cet étudiant a été mêlé dans le passé à des affaires de colonisation sauvage en Cisjordanie.

À l'annonce du décès, des scènes d'hystérie et de colère éclatent et des centaines d'Israéliens accusent la droite d'avoir créé un climat de violence. Ils ne cesseront de se diviser sur les raisons profondes de l'assassinat, intervenu alors qu'une campagne haineuse contre Rabin est menée depuis plusieurs mois par les ultranationalistes.

Le parti Yahad-Meretz (gauche laïque) pointe à l'époque des rabbins extrémistes qui accusaient Rabin de «trahison» pour ses «concessions territoriales» aux Palestiniens. L'extrême droite tente en revanche d'accréditer la thèse selon laquelle le meurtre procéderait d'«une conspiration» du Shin Beth (service intérieur de sécurité) et des rivaux politiques de Rabin.

Le tribunal qui a condamné Yigal Amir à la prison à perpétuité et une commission officielle d'enquête ont conclu qu'il avait agi seul.

Pour le cinéaste Amos Gitaï, dont le film Rabin, The Last Day a été présenté en septembre à la Mostra de Venise, l'assassinat de Rabin est «une plaie ouverte dans l'histoire contemporaine israélienne».

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