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En 10 jours, Hillary Clinton a effacé des mois de doutes des démocrates sur sa force mentale et sa capacité à surmonter les affaires.

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Le Soleil

ALEXANDRIA - La candidate démocrate à la Maison-Blanche Hillary Clinton a effacé en 10 jours plusieurs mois de doutes quant à sa force mentale et sa capacité à surmonter les affaires, une séquence médiatique réussie qui rassurait ses partisans vendredi.

«Waouh, sacrée semaine n'est-ce pas?» a lancé tout sourire vendredi la candidate, à une réunion de femmes démocrates à Washington. Un peu plus tard, c'est radieuse qu'elle a été acclamée par quelques milliers de personnes à une réunion en plein air à Alexandria, tout près de Washington.

«On a dit beaucoup de choses sur moi, mais jamais que je suis quelqu'un qui abandonne!» a déclaré Hillary Clinton. «Je ne suis pas candidate pour un troisième mandat de Barack Obama ni un troisième mandat de Bill Clinton, je suis candidate pour mon premier mandat!»

Les trophées s'accumulent pour la démocrate, qui fêtera lundi ses 68 ans.

Le 13 octobre, celle qu'on disait peut-être rouillée livre une prestation impeccable au premier débat démocrate des primaires, devant 15 millions de téléspectateurs. Le 15, son équipe confirme une levée record de fonds au trimestre précédent. Le 21, son rival potentiel Joe Biden, le vice-président de Barack Obama, renonce à se présenter.

Et le 22, jeudi, l'ancienne secrétaire d'État réalise un sans-faute lors de 11 heures d'audition au Congrès, sans rien concéder aux républicains qui l'accusent de négligence dans les attaques contre la mission diplomatique de Benghazi (Libye) en 2012.

Sans compter le retrait de la course cette semaine de deux candidats démocrates plus ou moins symboliques. Et le soutien officialisé vendredi d'une grande fédération syndicale de fonctionnaires (AFSCME).

Quand elle a confirmé en avril sa candidature, la démocrate était l'archi-favorite de l'investiture démocrate pour succéder à Barack Obama: plus de 60% des démocrates la choisissaient. Mais la candidate a ensuite été fragilisée par l'affaire de sa messagerie privée, utilisée exclusivement lorsqu'elle était secrétaire d'État malgré les consignes officielles. Elle tombe à 40% des voix démocrates en septembre, son avance rognée par le sénateur indépendant socialiste Bernie Sanders, qui rassemble des foules 10 fois plus grandes qu'elle.

«Prête à la bataille» 

Le dernier cycle a inversé la tendance. La foule a ovationné Hillary Clinton quand son ami et gouverneur de Virginie, Terry McAuliffe, l'a présentée au meeting en lançant: «Pas mal, ces 11 heures d'audition!»

Son équipe de campagne pressait vendredi auprès de la presse le thème de la «combattante». Pour ses proches, les épreuves des derniers jours ont rappelé aux Américains les qualités fondamentales d'Hillary Clinton: une femme d'État solide, battante et expérimentée.

«Les républicains et d'autres ont voulu la tester, mais Hillary Clinton est prête à la bataille», a dit à Alexandria son porte-parole Brian Fallon. Il indique que la candidate est désormais plus libre de parler du fond au lieu d'être sur la défensive, les droits des femmes devant être un thème des prochaines semaines.

Vendredi, elle a répété ses attaques frontales contre la National Rifle Association, le puissant lobby des armes à feu. Les démocrates sont-ils soulagés? «C'est vrai, l'été a été difficile mais elle est en train de revenir, elle a été très présidentielle dans le débat», dit Jeremy Dickie, employé d'une ONG, 24 ans, présent au meeting.

Mais les campagnes présidentielles sont pleines de rebondissements, et l'élection de novembre 2016 est encore loin.

Au Congrès, les républicains ne semblaient pas disposés à abandonner l'affaire Benghazi.

L'affaire des messages d'Hillary Clinton reste une menace. Le FBI enquête pour déterminer si des informations classées secrètes ont été compromises sur le serveur privé de l'ex-secrétaire d'État. Une inculpation serait terrible, même si Barack Obama a déjà publiquement conclu que le système n'avait pas posé de problème de sécurité nationale.

Et il reste cinq débats télévisés démocrates, le prochain le 14 novembre.

Il serait imprudent de dire, comme pour son mari Bill en 1992, qu'elle est la «come-back kid» et que les primaires sont déjà gagnées. Mais le chemin de l'investiture est plus dégagé qu'à aucun moment depuis l'été, dans ce qui est devenu un match entre elle et Bernie Sanders. Sa courbe de sondages a déjà commencé à rebondir, et l'inflexion devrait se poursuivre mathématiquement avec le renoncement de Joe Biden.

Le neurochirurgien à la retraite Ben Carson... (Photothèque Le Soleil) - image 2.0

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Le neurochirurgien à la retraite Ben Carson

Photothèque Le Soleil

Ben Carson devance Donald Trump pour la première fois

WASHINGTON - Le neurochirurgien retraité et néophyte en politique Ben Carson devance pour la première fois le magnat de l'immobilier Donald Trump dans les intentions de vote pour l'investiture républicaine en vue de la présidentielle de 2016, selon des sondages réalisés dans le symbolique Etat de l'Iowa.

Ben Carson, seul candidat noir de cette présidentielle, est crédité de 28% d'intentions de vote parmi les électeurs républicains de l'Iowa, où se tiendra en février le premier scrutin de la primaire, dans un sondage Bloomberg/Des Moines Register publié vendredi.

M. Trump n'a obtenu que 19%, devant les sénateurs Ted Cruz (10%) et Marco Rubio (9%). L'ancien gouverneur de Floride Jeb Bush, parti largement en tête, n'est plus que cinquième ex aequo avec 5%.

Ben Carson a bondi de dix points par rapport au dernier sondage comparable réalisé fin août, tandis que le milliardaire a perdu quatre points sur la même période.

Ce sondage, qui a une marge d'erreur de 4,9%, est le second en deux jours à placer Ben Carson en tête des enquêtes dans l'Iowa, État en général particulièrement disputé parce qu'il est le premier à se prononcer dans un long processus électoral.

Un sondage de l'université Quinnipiac, publié jeudi, avait déjà crédité Ben Carson de 28% des intentions de vote et Trump de 20%. M. Rubio est troisième (13%) et M. Cruz quatrième (10%).

Mais le tonitruant Donald Trump mène toujours la course au niveau national, selon la moyenne calculée par le site RealClearPolitics, qui agrège des sondages.

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