Migrants: la Hongrie scelle sa frontière

Un train de migrants arrive en Hongrie avant... (AP, Gyorgy Varga)

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Un train de migrants arrive en Hongrie avant que les accès ne soient fermés.

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Associated Press
Sofia

La Hongrie a fermé, dans la nuit de vendredi à samedi, ses principaux points de passage des migrants à sa frontière croate, dont de larges sections sont désormais bloquées par une imposante clôture de barbelés.

Au poste de Zakany, un passage officieux en pleine campagne, juste après le passage d'un ultime groupe de centaines de migrants, les dernières ouvertures ont été hermétiquement obstruées par les policiers hongrois, en application de la décision annoncée par le gouvernement de Viktor Orban.

L'annonce a été faite vendredi après-midi par le ministre des Affaires étrangères Peter Szijjarto, au terme d'une rencontre du conseil de sécurité nationale. Il a dit que les postes frontaliers habituels entre les deux pays demeureront ouverts, mais que les vérifications seront grandement resserrées.

«Nous allons mettre en place des contrôles plus stricts pour bloquer les entrées illégales sur notre territoire», a-til déclaré.

La Croatie fait elle aussi partie de l'Union européenne, mais contrairement à la Hongrie, elle n'est pas membre de la zone Schengen de circulation sans passeport. Les migrants pourront toujours demander l'asile en Hongrie à deux zones de transit le long de la frontière, a indiqué le ministre.

La Hongrie avait déjà fermé sa frontière avec la Serbie le 15 septembre, en réponse aux milliers de réfugiés qui affluent vers le territoire de l'Union européenne. Les migrants ont tenté de contourner cet obstacle en se rendant en Croatie. Ils pourraient maintenant devoir traverser la Slovénie - un autre membre de l'UE et de la zone Schengen limitrophe de l'Autriche et de la Hongrie.

Plusieurs experts craignent maintenant de voir les migrants être coincés en Croatie, qui est mal préparée pour accueillir des hordes de réfugiés.

«Il est impensable que la Croatie puisse [...] s'occuper des besoins immédiats de ces gens, a prévenu Lydia Gall, une représentante de Human Rights Watch à Budapest. En quelques jours, on aurait des dizaines de milliers de personnes entassées en Croatie et en Serbie et en Macédoine.»

La Hongrie a pris cette décision quand les leaders européens réunis à Bruxelles jeudi ont été incapables de s'entendre sur l'envoi de forces européennes pour empêcher les réfugiés d'atteindre la Grèce, comme le souhaitait Budapest.

«Deuxième meilleure solution»

«On sait que ce n'est pas la meilleure, mais seulement la deuxième meilleure solution», a affirmé le ministre Szijjarto. La première ministre polonaise Ewa Kopacz a annoncé l'envoi de 70 douaniers et de matériel pour aider la Hongrie à sceller sa frontière avec la Serbie. Plusieurs véhicules, dont certains munis d'équipements de vision nocturne, seront notamment déployés pour patrouiller dans les secteurs les plus reculés de la frontière.

La décision a été prise jeudi lors d'une rencontre du Groupe de Visegrad, qui rassemble la Pologne, la Hongrie, la République tchèque et la Slovaquie. Prague et Bratislava enverront aussi de l'aide, a dit Mme Kopacz.

Le premier ministre néerlandais Mark Rutte a annoncé que les passeurs seront dorénavant passibles d'une peine de six ans de prison. La nouvelle peine entrera en vigueur le 1er janvier.

Plus de 383 000 migrants sont arrivés en Hongrie depuis le début de l'année, mais la majorité d'entre eux n'ont fait que passer pour se rendre en Allemagne ou plus loin.  Avec AFP

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