Le journaliste canadien Mohamed Fahmy quitte l'Égypte

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«Une fin glorieuse à notre bataille pour la liberté!» a écrit sur Twitter Mohamed Fahmy, en publiant cette photo de lui et l'ambassadeur canadien en Égypte, Troy Lulashnyk, qui l'a accompagné à sa porte d'embarquement.

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Agence France-Presse
Le Caire

Le journaliste canadien d'Al-Jazeera Mohamed Fahmy, gracié en septembre par les autorités égyptiennes après avoir été emprisonné pour soutien présumé à l'opposition islamiste, a annoncé mardi sur son compte Twitter qu'il quittait l'Égypte.

Postant une photo de lui à l'aéroport du Caire, M. Fahmy a indiqué que l'ambassadeur canadien en Égypte Troy Lulashnyk l'avait accompagné à sa porte d'embarquement.

«Une fin glorieuse à notre bataille pour la liberté!» écrit sur Twitter M. Fahmy, qui par le passé avait fait part de sa volonté de se rendre au Canada une fois l'affaire réglée.

Un responsable de la sécurité à l'aéroport du Caire a confirmé à l'AFP son départ sur un avion à destination de Londres.

Mohamed Fahmy avait été condamné fin août à trois ans de prison avec ses deux collègues l'Égyptien Baher Mohamed et l'Australien Peter Greste.

Ils étaient accusés d'avoir «diffusé de fausses informations» en soutien à la confrérie des Frères musulmans de l'ex-président islamiste Mohamed Morsi, destitué par l'armée en 2013, et travaillé sans les autorisations nécessaires.

Mais le 23 septembre, MM. Fahmy et Mohamed avaient été graciés par le président Abdel Fattah al-Sissi, et libérés quelques heures plus tard.

M. Greste était lui jugé par contumace car il avait déjà été expulsé vers l'Australie en vertu d'un décret présidentiel.

Avant d'être condamné en août, M. Fahmy avait renoncé à sa nationalité égyptienne dans l'espoir d'être expulsé vers le Canada, à l'instar de son collègue australien, sans succès.

L'affaire des journalistes de l'antenne anglophone d'Al-Jazeera avait provoqué une vive tension entre Le Caire et Doha mais aussi avec les capitales occidentales dont le Canada.

Celle-ci avait débuté fin décembre 2013 lorsque les trois journalistes avaient été arrêtés au Caire.

Lors d'un premier procès en juin 2014, ils avaient été condamnés à des peines de sept à dix ans de prison mais la Cour de cassation les avait annulées.

Au-delà de l'affaire des journalistes, de nombreuses ONG de défense des droits de l'Homme ont critiqué l'implacable répression menée par le régime de M. Sissi contre toute opposition, en particulier islamiste, depuis la destitution de M. Morsi.

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