Les États-Unis reconnaissent avoir bombardé un hôpital «par erreur»

Un membre de Médecins sans frontières est soigné après... (AFP, Wakil Kohsar)

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Un membre de Médecins sans frontières est soigné après avoir survécu au bombardement «par erreur» de l'hôpital de l'organisation humanitaire à Kunduz.

AFP, Wakil Kohsar

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Agence France-Presse
Washington

WASHINGTON - Le général américain commandant la mission de l'OTAN en Afghanistan a affirmé hier que l'hôpital de Médecins sans frontières (MSF) à Kunduz avait été bombardé «par erreur», poussant le chef du Pentagone à exprimer ses «profonds regrets» pour cette tragédie.

L'ONG, qui a qualifié ce bombardement de crime de guerre et réclame haut et fort une enquête indépendante, a vivement rejeté cette explication par la voix de Mego Terzian, président de MSF France, qui s'est déclaré persuadé que «ce n'était malheureusement pas une erreur».

Trois enquêtes, américaine, afghane et de l'OTAN, sont en cours pour établir les conditions dans lesquelles le bombardement a été décidé et mené samedi.

Devant la commission des forces armées du Sénat, le général John Campbell a donné la plus claire expression de responsabilité américaine jusqu'alors sur le bombardement, qui a tué 22 personnes en fin de semaine dernière : l'hôpital «a été touché par erreur» dans une frappe américaine demandée par les Afghans mais décidée par la chaîne de commandement américaine, a-t-il affirmé.

Après ces explications de la hiérarchie militaire, le président Barack Obama a-t-il l'intention de présenter ses excuses? Harcelé de questions sur ce thème, son porte-parole Josh Earnest a esquivé, soulignant qu'une enquête était toujours en cours pour déterminer exactement comment et pourquoi cela a pu arriver.

Forces afghanes

«La plus grande partie» de Kunduz est aujourd'hui sous le contrôle des forces afghanes, selon le général Campbell.

Mais le fait que les talibans aient réussi à s'emparer de la ville, même brièvement, a démontré comme d'autres batailles récentes que les forces afghanes n'étaient pas encore prêtes à tenir leur terrain face aux talibans.

Reconnaissant la situation, le général Campbell a indiqué qu'il proposait de muscler le dispositif militaire américain après 2016.

Pour l'instant, les États-Unis ne prévoient de maintenir en Afghanistan après 2016 qu'une force résiduelle d'un millier de soldats, contre 9800 en ce moment.

Cette force serait concentrée à l'ambassade à Kaboul. Les militaires américains n'auraient plus par exemple de base à Bagram, près de la capitale.

Mais le général a indiqué devant la commission sénatoriale qu'il avait proposé à la Maison-Blanche des «options» pour conserver un dispositif militaire américain «supérieur» à celui prévu pour le moment.

Selon le Washington Post, le général Campbell a présenté cinq options, d'une présence résiduelle à une force de 7000 hommes après 2016.

L'ancien chef d'état-major, le général Martin Dempsey, a quant à lui proposé un plan prévoyant de laisser sur place jusqu'à 5000 hommes.

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