Phare de Cap-des-Rosiers : Ottawa «regarde s'il y a quelque chose à faire»

Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, en... (Collaboration spéciale, Geneviève Gélinas)

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Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, en a profité pour rencontrer plusieurs citoyens à Percé.

Collaboration spéciale, Geneviève Gélinas

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(Percé) En tournée en Gaspésie mardi, le premier ministre du Canada a choisi comme décor deux icônes dont son gouvernement veut se départir : le phare de Cap-des-Rosiers, aux limites du parc Forillon, et le quai de Percé.

Justin Trudeau visitait la péninsule pour la première fois depuis son élection. Il s'est arrêté dans le parc Forillon, où il s'est offert aux lentilles des caméras avec sa famille. En arrière-plan : le plus haut phare au Canada, que son propriétaire, Pêches et Océans Canada, juge «excédentaire» et souhaite céder. 

«On est à l'écoute des gens sur le terrain. On comprend l'enjeu. Le ministre des Pêches et Océans est en train de regarder s'il y a quelque chose à faire», a déclaré le premier ministre. Une récente étude chiffre à 6 millions $ les travaux nécessaires pour remettre le phare en état. Ni la municipalité ni l'organisme qui le fait visiter n'ont la capacité de l'acquérir vu ces coûts.  

M. Trudeau a continué vers Percé, où il a brièvement répondu aux questions des journalistes près du quai, dont le fédéral veut aussi se départir. La structure a atteint sa durée de vie utile et doit être reconstruite. «On reconnaît qu'un quai, c'est important pour la communauté et le tourisme», a déclaré M. Trudeau. De «bonnes négociations» sont en cours avec la province de Québec, qui est prête à acquérir le quai une fois remis à neuf.  

Ce printemps, des travaux d'urgence ont dû être menés sur le quai malmené par les tempêtes hivernales, afin d'ouvrir ses 100 premiers mètres. Chaque année de mai à octobre, environ 195 000 personnes foulent le quai de Percé, dont 60 000 s'embarquent sur des bateaux d'excursion vers l'île Bonaventure.

Le premier ministre a été questionné sur l'assurance-emploi, dans une région où le taux de chômage est élevé et les travailleurs saisonniers, nombreux. «Je comprends les préoccupations pour le trou noir, la réalité du travail saisonnier. On regarde comment mieux servir les gens qui ont besoin d'appui dans leur travail», a dit M. Trudeau. 

La députée libérale de Gaspésie-Les Îles-de-la-Madeleine, Diane Lebouthillier, avait promis d'annuler la réforme de l'assurance-emploi des conservateurs.»  On a déjà fait des modifications, a assuré la députée. On a diminué le nombre d'heures pour se qualifier, on a passé de deux semaines à une semaine [pour le délai de carence]. Aussi, on est en pénurie de main-d'oeuvre, on manque de bras. Pour moi, c'est prioritaire. «

Des travailleurs de la crevette, notamment, tombent toujours dans le «trou noir», période sans paye ni prestations, avant la reprise de la pêche au printemps.

ALENA

Ottawa va «continuer de défendre la gestion de l'offre», a garanti M. Trudeau, «un système qui fonctionne». Il a fait cette déclaration alors que Washington dévoilait a dévoilé ses objectifs pour renégocier l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA). Ces objectifs incluent de s'attaquer à la gestion de l'offre canadienne.

Ce système est «extrêmement important» pour les consommateurs, l'industrie agricole et laitière, dit le premier ministre. Le Canada a signé d'autres gros accords de libre-échange en maintenant la gestion de l'offre, note-t-il.




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