Preuve d'identité pour jouer aux cartes: des règles trop rigides, selon la FADOQ

Elzéar Bernatchez, 77 ans, a cessé d'aller jouer... (Jacques-Noël Minville)

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Elzéar Bernatchez, 77 ans, a cessé d'aller jouer aux cartes avec le club local de l'âge d'or depuis qu'on lui a demandé son certificat de naissance.

Jacques-Noël Minville

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<p>Geneviève Gélinas</p>
Geneviève Gélinas

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Gaspé) Le réseau FADOQ, qui représente 475 000 personnes âgées, demande au gouvernement du Québec d'assouplir ses règles, après qu'un aîné se soit fait demander un acte de naissance pour aller jouer aux cartes. Le ministère de l'Éducation et les commissions scolaires appliquent leurs règles avec «un peu trop de rigueur» lors d'activités qui permettent de briser l'isolement, juge l'organisme.

Dans les pages du Soleil de dimanche, Elzéar Bernatchez, 77 ans, de Grande-Vallée en Gaspésie, déplorait qu'on lui ait demandé son certificat de l'État civil pour jouer aux cartes avec le club de l'âge d'or de son village natal de 1100 habitants. 

La commission scolaire des Chic-Chocs finance cette activité via ses programmes d'éducation aux adultes. Et le ministère de l'Éducation impose le certificat pour verser les fonds, justifie la commission scolaire, qui ne veut pas «se faire reprocher d'avoir des personnes mortes, des chiens ou des chats» sur ses listes.

«D'autres pièces prouvent bel et bien qu'on est vivants : la carte d'assurance-maladie ou le permis de conduire. Je ne crois pas qu'un chien ou un chat ait sa carte d'assurance-maladie. Et si une personne est morte, elle ne pourra pas la renouveler, ça prend une photo!», dit le directeur général du réseau FADOQ, Danis Prud'homme.

«Une barrière»

L'exigence du certificat de naissance, «dans certains cas, met une barrière. Les gens ne l'ont pas ou n'ont pas l'argent pour se le payer», dit M. Prud'homme. «On ne parle pas d'un cours suivi dans une école. Ce n'est pas très formel. Quand on applique une politique mur à mur, ça n'a pas beaucoup de sens», ajoute-t-il.

Le réseau FADOQ en parlera avec la ministre responsable des Aînés, Francine Charbonneau, lors d'une rencontre ce printemps. «On va la sensibiliser à savoir qu'une commission scolaire qui suit ces règles, ça ne favorise pas la participation à une activité.»

Les commissions scolaires n'appliquent pas toutes les règles de la même façon. Celle de René-Lévesque, voisine des Chic-Chocs, demande le certificat de naissance pour des activités comme Gym Cerveau, donnée par des formateurs de la commission scolaire. Mais à la connaissance de sa directrice des services éducatifs, il n'y a pas eu de cas où elle l'a exigé pour des «activités populaires se déroulant dans la communauté». 

Le ministre de l'Éducation, Sébastien Proulx, a refusé de commenter avant de «connaître les faits». «Je ne sais pas si c'est une directive ministérielle et si l'interprétation est adéquate», dit-il.




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