Le chef Mike McKenzie subit son enquête préliminaire

Mike McKenzie semblait calme en attendant d'être appelé... (Collaboration spéciale Fanny Lévesque)

Agrandir

Mike McKenzie semblait calme en attendant d'être appelé devant le tribunal. Il n'a toutefois pas souhaité s'adresser aux médias.

Collaboration spéciale Fanny Lévesque

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
<p>Fanny Lévesque</p>
Fanny Lévesque

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Sept-Îles) C'est le retour en cour vendredi matin du chef de Uashat mak Mani-Utenam, Mike McKenzie, qui doit subir son enquête préliminaire en lien avec des accusations de crimes sexuels à l'endroit d'une mineure au début des années 2000.

Plusieurs membres de la communauté se sont déplacés au palais de justice de Sept-Îles, au lendemain de la diffusion du reportage-choc de l'émission Enquête, où des femmes autochtones de différentes nations ont dénoncé de nombreux gestes de pédophilie dans les bandes. Le cas de Mike McKenzie a d'ailleurs été relevé.

Le chef McKenzie, 42 ans, doit répondre à des accusations d'attouchements sexuels, d'incitation à des contacts sexuels et d'agression sexuelle sur la même présumée victime, «une enfant de moins de 14 ans», entre juin 2000 et mai 2001 à Mashteuiatsh au Lac St-Jean et à Sept-Îles. À l'époque l'homme était alors âgé de 26 ans.

Mike McKenzie semblait calme en attendant d'être appelé devant le tribunal. Il n'a toutefois pas souhaité s'adresser aux médias. Au moment d'écrire ces lignes, l'enquête préliminaire n'avait toujours pas débuté. Selon nos informations, l'affaire risque aussi d'être scellée d'une ordonnance de non-publication.

Pas de réactions

Pour l'heure, ni le conseil Innu Takuaikan Uashat mak Mani-Utenam, ni le service de police autochtone de la communauté n'ont réagi au reportage de Radio-Canada où on apprend que le ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux, a demandé une enquête du Commissaire à la déontologie policière après que la trousse médico-légale d'une victime semble avoir été «perdue».

Le chef Mike McKenzie a réintégré ses fonctions en août après qu'un avis juridique, commandé par le conseil, eut confirmé que «tant qu'il n'y a pas eu de déclaration de culpabilité» contre un élu, dont le chef, «il n'y a pas de motif de le suspendre ou de le destituer en vertu du Code électoral, pour être accusé d'infraction criminelle».

Au moment du dépôt des accusations en juin, Mike McKenzie, qui défend toujours son innocence dans cette histoire, s'était retiré temporaire de son poste de chef, qu'il occupe depuis 2013.




publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer