11 Syriens débarqueront bientôt à Rimouski

Entourée du sénateur Éric Forest, de Mahnaz Fozi... (Collaboration spéciale Johanne Fournier)

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Entourée du sénateur Éric Forest, de Mahnaz Fozi d'Accueil et Intégration Bas-Saint-Laurent et du maire de Rimouski, Marc Parent, la ministre Kathleen Weil (deuxième à gauche) a désigné Rimouski au titre de «ville d'accueil des personnes réfugiées prises en charge par l'État».

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Johanne Fournier

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Le Soleil

(Rimouski) L'attente tire à sa fin pour un comité de bénévoles de Rimouski qui, depuis un an et demi, travaille sans relâche pour accueillir trois familles syriennes. Au début février, 11 réfugiés débarqueront donc dans la technopole maritime. Il s'agira du premier groupe de réfugiés syriens à être accueilli dans la plus importante ville de l'Est-du-Québec.

«On va pouvoir boucler la boucle, se réjouit le coordonnateur du Comité rimouskois d'accueil des familles réfugiées syriennes, Marc Doucet. On les attend à bras ouverts! On accueillera les familles à Rimouski et on les supportera financièrement pendant une année. On a fait une campagne de financement, on a recueilli des meubles, des accessoires de cuisine et toutes les choses nécessaires à la vie courante.» Une propriétaire immobilière de Rimouski a même mis un logement gratuitement à la disposition de l'une de ces familles pour un an. 

Le comité est soutenu par Accueil et Intégration Bas-Saint-Laurent, un organisme régional oeuvrant auprès des immigrants. «Au bout d'un an, c'est Accueil et Intégration Bas-Saint-Laurent qui prendra le relais du comité afin de faciliter leur intégration», indique la directrice de l'organisme, Mahnaz Fozi.

Ces 11 Syriens font partie d'une famille élargie. «Ils ont déjà leur soeur et leur beau-frère à Laval et ils ont décidé de venir vivre ici à Rimouski», décrit le porte-parole du comité de parrainage privé. Le groupe est composé de quatre femmes, de deux hommes et de cinq enfants âgés de 2 à 13 ans.

Le comité doit maintenant trouver des familles rimouskoises avec qui jumeler ces migrants. «Certaines familles ont déjà manifesté leur intérêt, mentionne Marc Doucet. On est confiants que ça puisse se faire rapidement. Ces familles pourront les supporter dans leur cheminement la première année.»

Apprentissage du français

La priorité sera axée sur l'apprentissage du français. Par la suite, viendra la recherche d'emploi. «L'une est enseignante, une autre est coiffeuse, l'un avait un salon de coiffure et l'autre avait un dépanneur, soulève M. Doucet. Alors, je pense que ce sont des compétences qui sont facilement transposables.»

Mercredi, Rimouski est devenue la 14e «ville québécoise d'accueil des personnes réfugiées prises en charge par l'État». C'est l'annonce qu'en a faite la ministre de l'Immigration, de la Diversité et de l'Inclusion, Kathleen Weil. Au même titre que Québec, Rimouski s'ajoute à la liste des villes de destination pour les réfugiés. Cela signifie que les coûts inhérents au logement, à la nourriture, à l'accompagnement vers l'orientation et l'emploi, à la francisation et à l'éducation de ces nouveaux arrivants seront assumés pendant un an par le gouvernement du Québec. Ils pourront également recevoir des prestations d'aide sociale.

Avec cette annonce, le Ministère a bonifié l'entente signée avec Accueil et Intégration Bas-Saint-Laurent en ajoutant une aide financière de près de 350 000 $. Rimouski pourra ainsi accueillir 40 réfugiés d'ici juin et 80 par année jusqu'en 2019, pour un total de 200. «Ce sont les gens les plus vulnérables qui sont dans des camps en Jordanie, au Liban ou en Turquie, décrit Mme Weil. Ce sont des gens dont les enfants ne sont pas allés à l'école depuis plusieurs années. C'est extrêmement important de faire en sorte que ces gens puissent s'épanouir dans une vie normale.»

«On entend des gens dire qu'ils veulent travailler à l'international, a mentionné le maire de Rimouski, Marc Parent. Là, c'est l'international qui vient à nous!» Pour son prédécesseur, qui avait beaucoup travaillé sur ce dossier, l'accueil de réfugiés aidera Rimouski à relever l'un de ses plus importants défis, soit celui du déclin démographique. «C'est gagnant à tous les points de vue», estime Éric Forest, qui est aujourd'hui sénateur. Rimouski compte 45 communautés culturelles qui représentent 1,8 % de sa population totale.

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