L'art au service de l'action bénévole

Régis Audet, au centre, s'est entouré de plusieurs... (Photo collaboration spéciale Gilles Gagné)

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Régis Audet, au centre, s'est entouré de plusieurs belles voix de la Baie-des-Chaleurs pour allier l'art et l'aide aux démunis.

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Gilles Gagné

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Le Soleil

(New Richmond) En lançant un album il y a deux mois afin de recueillir des fonds pour les plus démunis, le Gaspésien Régis Audet répétait un pari pris il y a 25 ans pour appuyer le financement du Centre d'action bénévole qu'il dirige. Les dernières semaines prouvent qu'il a gagné ce pari.

Le disque, intitulé Régis chante Duteil et Moustaki avec elles et enregistré avec le concours de 14 chanteuses de la Baie-des-Chaleurs, a trouvé preneurs auprès de 1000 personnes en deux mois.

L'enregistrement présente 16 chansons, 8 de Georges Moustaki et autant d'Yves Duteil, des choix de M. Audet. Il a couronné au lancement du 20 octobre près de 10 mois de travail initié en début d'année pour donner des moyens à l'organisme de soutien parental Le p'tit bonheur, du Centre d'action bénévole Saint-Alphonse-Nouvelle, de Maria.

«Il restera autour de 22 000 à 23 000 $ nets. Il reste peut-être 60 albums à vendre, à 20 $ l'unité. Nous avons aussi présenté un spectacle le 25 novembre, devant une salle comble de plus de 600 personnes, pour des revenus de près de 8000 $. Les frais ont été grandement réduits, ce qui nous permet d'avoir un tel montant net», explique Régis Audet.

Il croit que la somme conférera 10 ans d'autonomie pour Le p'tit bonheur.

«Il arrive des gens qui ont besoin d'aide. La voiture vient de lâcher, leur enfant est malade, ils n'ont pas d'argent et ils doivent aller à Québec pour des soins de santé. Une mère arrive et elle a besoin de lait, de couches. Je n'ai jamais d'argent. On arrive dans le groupe de bénévoles à en trouver, mais cette façon de fonctionner n'avait plus de sens», explique M. Audet.

En 1991, il avait produit une cassette pour aider au financement du Centre d'action bénévole. Il avait chanté des pièces d'Yves Duteil. Il a répété des initiatives similaires en 1992 et 1996, interprétant d'autres auteurs.

«On cherchait une campagne de financement pour Le p'tit bonheur. J'aime chanter. On avait vendu 5000 cassettes ou disques dans les années 1990. C'était en janvier et on était dans l'esprit du 35e anniversaire du Centre d'action bénévole. C'est ainsi que l'idée du CD est venue», dit M. Audet.

Un travail collectif

Le talent musical féminin abonde dans la Baie-des-Chaleurs et le recrutement des Marilou Brière-Berthelot, Sylvie Guité, Janine Leclerc, Guylaine Fournier, Carole Essiambre, Miranie Castilloux, Johanne Lebrun, Manon Ouellet, Viviane Audet, Esther Thériault, Marie-Josée Cyr, Geneviève Lalande, Kathleen Bujold et de l'Acadienne Sandra Lecouteur a coulé de source.

«Elles ne se connaissaient pas dans bien des cas. Elles ont leur univers et elles ont appris à se connaître lors de l'enregistrement du disque, de la vidéo et du spectacle», souligne Régis Audet.

Le disque a été réalisé entièrement dans la Baie-des-Chaleurs, et enregistré au studio Tracadièche, de Carleton. «Le projet a mobilisé près de 100 personnes, dont des entreprises comme Service secours Baie-des-Chaleurs, qui a payé, pour la production du disque, un montant de près de 14 000 $, et Médialog, qui a assuré le graphisme et les affiches», dit M. Audet.

En mai, il a eu l'idée de demander à Yves Duteil de dédicacer le disque. Il était sur le point de renoncer en août, lors d'un séjour de congé à Percé : «Le hasard a voulu que je m'assoie à côté de l'associé du représentant d'Yves Duteil au Québec! [...] Peu de temps après, je parlais à Yves Duteil, qui s'est dit honoré de dédicacer l'album. Il m'a aussi expliqué que Moustaki avait été sa première inspiration municipale. Nous avions ça en commun, puisque à 14 ans j'avais découvert Georges Moustaki quand mon père est arrivé avec un système de son dans la maison et un disque, Le Métèque, donné par le magasin», raconte M. Audet.

Malgré le faible nombre de disques encore en vente et l'écoulement rapide des 1000 copies initiales, il doute d'une seconde impression.

«Le CD est en déclin. Nous sommes bien embarqués sur toutes les plateformes numériques, comme iTunes. Elles vont assurer une plus longue vie à l'album, qui se vend 9,99 $ en ligne. Je sais que des gens du Chili, de France, de Belgique l'ont acheté. Le p'tit bonheur profite de ces ventes, parce que le pourcentage qui nous revient est élevé», conclut Régis Audet.

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