Commission sur l'éducation à la petite enfance: «on a perdu de vue l'essentiel»

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Les commissaires, Martine Desjardins et Pierre Landry, entourent le président de la Commission sur l'éducation à la petite enfance, André Lebon.

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Fanny Lévesque

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Le Soleil

(Sept-Îles) La lourdeur administrative à laquelle doit se soumettre le secteur public et l'érosion de sa clientèle au profit du privé ont été au coeur des préoccupations exprimées mardi soir devant la Commission sur l'éducation à la petite enfance, qui a ouvert sa tournée de consultation à Sept-Îles.

«On a perdu de vue l'essentiel, qu'on est là pour répondre aux besoins des enfants», a lancé une participante, faisant référence au dédale administratif avec lequel doivent jongler les centres de la petite enfance (CPE). «Nous sommes redevables à l'État et c'est bien, mais il doit jouer un rôle de conseiller et non de policier», a renchéri une autre.

Une vingtaine de citoyens ont échangé sous forme de «discussions encadrées» autour des quatre thèmes à l'examen de la Commission : l'accessibilité, la qualité, la gouvernance et l'universalité des services de garde. «L'essentiel, c'est de vous entendre», a affirmé le président des travaux, André Lebon.

Les commissaires Martine Desjardins et Pierre Landry et lui se sont intéressés au point de vue des citoyens en soirée et de ceux des organismes et groupes régionaux en après-midi. L'objectif n'est pas mince : faire le point sur les 20 ans de la Politique familiale au Québec. «Est-ce qu'on est où l'on veut être?» interroge M. Lebon.

Clientèle au privé

Ceux qui ont pris la parole ont aussi déploré la migration de la clientèle vers le privé. «On arrive à la fin de nos listes», a soutenu un gestionnaire de CPE. Les nouveaux tarifs variables selon les salaires du ménage et le resserrement des règles pour éviter les places «fantômes» désavantagent le secteur public, a-t-il notamment dénoncé.

En amont de la consultation citoyenne, la Commission a écouté une vingtaine d'experts, dont Camil Bouchard, et économistes du Québec et d'ailleurs «pour se mettre à jour» sur les récentes études sur la petite enfance. Les spécialistes s'entendent pour dire que «le régime actuel de service de garde rapporte plus qu'il ne coûte», a déjà avancé M. Lebon.

Lancée par l'Association québécoise des centres de la petite enfance (AQCPE), mais chapeautée par l'Institut du Nouveau Monde, la Commission sur l'éducation à la petite enfance s'arrêtera dans 13 autres villes avant de tenir, les 5 et 6 décembre, des audiences publiques pendant lesquelles les «grandes organisations nationales» seront entendues.

Le rapport et ses recommandations, qui doivent être livrés le 1er février, visent à servir «de déclencheur» à la tenue, au printemps, d'un sommet sur la petite enfance comme le souhaite l'AQCPE, explique M. Lebon, pour ouvrir le dialogue et «enligner les meilleures politiques publiques pour l'avenir».

Le ministre de l'Éducation et de la Famille, Sébastien Proulx, a d'ailleurs déjà promis de jeter un oeil aux conclusions des commissaires. Après Sept-Îles, la Commission visitera Trois-Rivières, le 25 octobre. L'arrêt à Québec est prévu pour le 8 novembre et à Lévis, le lendemain.

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