Côte-Nord: le secteur immobilier plombé par le prix du fer

Le nombre de résidences à vendre a grimpé... (Fournie par la Ville de Sept-Îles)

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Le nombre de résidences à vendre a grimpé à Sept-Îles, mais les acheteurs ne sont pas au rendez-vous.

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<p>Fanny Lévesque</p>
Fanny Lévesque

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Le Soleil

(SEPT-ÎLES) Le marché immobilier de Sept-Îles a connu des jours meilleurs. Le nombre de résidences à vendre a grimpé, mais les acheteurs ne sont pas au rendez-vous. Un déséquilibre non étranger à la faiblesse du prix du fer, qui affecte durement l'économie.

Depuis 2016, les ventes de maisons ont reculé de 30 % par rapport à 2015 et l'offre de propriétés sur le marché a plutôt bondi de 20 %, a fait savoir vendredi la Fédération des chambres immobilières du Québec (FCIQ). «À Sept-Îles, c'est certain que les chiffres ne se sont pas très reluisants», a indiqué le directeur Analyse des marchés, Paul Cardinal. 

Dans ses statistiques du troisième trimestre de l'année, établies d'après la base de données Centris, la FCIQ fait état d'un repli des ventes à Sept-Îles de 17 % avec un total de 40 résidences vendues en trois mois. Après avoir été à la hausse en début d'année, le prix de vente a aussi fléchi de 13 %, de juillet à septembre, avec une médiane à 205 000 $. 

L'économie régionale tourne au ralenti depuis que le prix du fer s'est effondré. L'arrêt à lui seul des activités du géant Cliffs Natural Resources en décembre 2014 a renvoyé à la maison quelque 200 travailleurs à Sept-Îles en plus de fragiliser un important réseau de sous-traitants, qui ont eux aussi dû faire des mises à pied. 

«C'est la première règle, c'est l'emploi qui dicte le ton en premier, explique M. Cardinal. Par exemple, s'il y a des gens qui perdent leur emploi, ils seront peut-être plus susceptibles de vouloir mettre leur propriété à vendre et à l'inverse, il y aura moins de gens qui vont vouloir s'installer», poursuit-il. 

Marché en progression ailleurs au Québec

Ailleurs au Québec, le marché immobilier connaît «relativement un bon trimestre» avec une croissance de 6 % des ventes par rapport à la même période l'an dernier. 

C'est le troisième trimestre le plus actif en sept ans, met en lumière M. Cardinal. «C'est aussi une neuvième augmentation consécutive», note la FCIQ. 

«Ça fait un petit bout que le marché s'améliore. C'est une combinaison entre le marché de l'emploi, qui va relativement en bien, la confiance des consommateurs s'est aussi améliorée de façon significative et les taux d'intérêt hypothécaires sont toujours dans un creux historique. Tout ça fait que le marché a repris un élan», affirme l'analyste. 

Victoriaville est l'agglomération qui se démarque le plus avec un bond de 42 % au chapitre des ventes pour le troisième trimestre. À Québec, le marché demeure stable avec faible recul de 1 % du côté des ventes et aucune variation pour les prix. «Au niveau de la copropriété, il y a une légère baisse, précise-t-il. Parce qu'il y a un surplus sur le marché.» 

Le resserrement des règles pour contracter une hypothèque, mis de l'avant par Ottawa pour éviter une bulle immobilière, viendra «changer la donne» pour 2017, selon la FCIQ. «Ça va certainement refroidir un peu les marchés, prévoit M. Cardinal. J'aurais tablé sur une hausse des activités pour 2017, mais c'est à peu près certain qu'on va revoir ça à la baisse.» Les nouvelles mesures entreront en vigueur lundi.

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