Suspendue de nouveau, la mairesse de Chandler travaillera chez elle

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Louisette Langlois a indiqué qu'elle ne comptait pas contester la décision de la Commission municipale du Québec de la suspendre de ses fonctions de mairesse de Chandler pour 45 jours.

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<p>Gilles Gagné</p>
Gilles Gagné
Le Soleil

(Chandler) Suspendue pour une deuxième fois en quatre mois par la Commission municipale du Québec, la mairesse de Chandler, Louisette Langlois, entend profiter de cette période pour «travailler mes dossiers chez moi».

Cette seconde suspension découle de sa participation à des délibérations et à un vote tout en ayant omis de déclarer son intérêt, ou celui d'un conseiller municipal qu'elle défendait. Mme Langlois n'entend pas contester la décision de la Commission municipale.

«On ne peut contester [cette instance]. Il faudrait aller en Cour supérieure. Ça peut prendre deux ans avant que la cause soit entendue. Ça coûterait une fortune à la Ville de Chandler», évalue Louisette Langlois.

Sa suspension entrera en vigueur le 3 octobre pour une durée de 45 jours au cours desquels elle ne recevra aucune rémunération municipale. Le manquement reproché à Mme Langlois est lié à des événements survenus les 17 et 18 septembre 2012, des rencontres portant sur la destitution de l'ex-directeur de l'urbanisme à la Ville de Chandler, Philippe Berger.

Mme Langlois était notamment outrée par le fait que M. Berger ait donné à une entreprise, Aventure Pabok, la permission d'établir une cantine et un commerce de location de kayaks sur un terrain municipal, sans demander de loyer. Un conseiller municipal, Gilles Lambert, exploitant lui-même une cantine, s'était opposé au projet en affirmant aux propriétaires d'Aventure Pabok qu'il ferait fermer leur entreprise.

Les juges administratives Sandra Bilodeau et France Thériault, de la Commission municipale du Québec, avancent que lors des délibérations du 17 septembre 2012 et de la réunion du lendemain visant à justifier, à recommander et à voter sur le congédiement de Philippe Berger, Mme Langlois n'a pas déclaré son intérêt personnel ou celui de Gilles Lambert.

Elle n'aurait donc pas agi «dans les seuls intérêts» de la Ville de Chandler en favorisant «abusivement les intérêts» du conseiller Lambert, selon la Commission municipale.

Trois plaintes

En tout, les trois plaintes déposées à la Commission municipale visaient 10 manquements présumés contre Mme Langlois. Un seul manquement a été retenu. La plupart des autres manquements étaient liés à l'administration de la société gérant le démantèlement et la décontamination de la défunte papeterie Gaspésia.

Au sujet de l'affaire de la cantine et considérant qu'aucun loyer n'était demandé, Louisette Langlois souligne que l'ex-directeur de l'urbanisme, Philippe Berger, n'aurait pas dû autoriser l'établissement du commerce. «C'est un terrain municipal. On n'avait pas le droit de mettre une cantine là-dessus. Il fallait aller en appel d'offres.»

La première affaire de suspension remonte à décembre 2013. La mairesse avait demandé au trésorier de la Ville de dissimuler une somme de 135 000 $ dans le budget 2014 afin d'embaucher un greffier et un ingénieur, deux postes qu'elle tenait à créer, mais pour lesquels elle n'avait pas l'appui du directeur général ni des conseillers municipaux. La Commission municipale a rendu sa décision en mai et la mairesse a purgé sa suspension de 30 jours en juin.

Cette première suspension s'est bien passée, dit-elle. «J'ai très bien travaillé, de chez moi. Je vais faire la même chose.»

Mme Langlois conteste enfin le témoignage de Philippe Berger selon lequel elle lui en voulait pour avoir témoigné contre elle lors de la fusion des établissements de santé dans la MRC du Rocher-Percé, en 2003. Elle travaillait alors pour l'hôpital de Chandler et il était membre du conseil d'administration. Tous deux ont eu des échanges musclés assez longtemps.

«Il n'a jamais témoigné contre moi. Je n'avais aucun lien, dans ma tête, avec lui à l'époque», assure-t-elle.

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