Train thématique: le maire d'Amqui interpelle Trudeau

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Défendant ce projet depuis novembre, le maire d'Amqui, Gaétan Ruest, a reçu au cours des derniers jours un refus du ministère du Patrimoine canadien, notamment sollicité pour contribuer à la rénovation de la voiture Lynnewood.

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<p>Gilles Gagné</p>
Gilles Gagné

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Le Soleil

(Amqui) Le maire d'Amqui, Gaétan Ruest, veut rencontrer le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, pour le convaincre d'instaurer un train thématique pour le 150e anniversaire du Canada, un projet sur lequel il travaille depuis les élections fédérales, le 19 octobre 2015.

M. Ruest veut intégrer à ce convoi une voiture-passagers appartenant à la Ville d'Amqui, la Lynnewood, construite en 1917 par la firme Pullman, aux États-Unis, acquise en 1953 par la firme Iron Ore. Elle a servi comme voiture corporative pour la compagnie minière entre Sept-Îles et Schefferville, notamment pour ses invités venant pêcher le saumon.

Défendant ce projet depuis novembre, Gaétan Ruest a reçu au cours des derniers jours un refus du ministère du Patrimoine canadien, notamment sollicité pour contribuer à la rénovation de la voiture Lynnewood.

«On me dit que mon projet ne répond pas aux thèmes choisis pour les fêtes du 150e anniversaire du Canada, que la Lynnewood n'est pas significative comme pièce ferroviaire, que les budgets ont été accordés, qu'il n'y a pas de concept de train prévu pour le 150e anniversaire. Je suis maintenant convaincu que l'idée passe par une volonté politique, et c'est pourquoi j'en appelle au premier ministre Justin Trudeau. Je veux le rencontrer pour le convaincre de la pertinence d'un train emblématique dans ce pays qui a été scellé par la promesse de relier les provinces entre elles par un chemin de fer», dit-il d'un trait.

Gaétan Ruest souligne que son projet, qu'il nomme Océan 150, serait loin de constituer un premier train emblématique au Canada. «Il y a eu le train de la Confédération en 1967 et le train de la Découverte, 10 ans plus tard. Lors de la campagne électorale de 1974, Pierre Elliott Trudeau s'est servi d'un train pour se déplacer et rencontrer ses électeurs. Justin Trudeau devait avoir deux ans et demi à l'époque. Il pourrait revivre ce qu'il a vécu avec son père en 1974», dit-il.

Gaétan Ruest croit qu'il y a moyen d'atteindre plusieurs buts avec un train thématique en 2017.

«Il est inadmissible qu'un pays fondé sur le chemin de fer se retrouve sans train emblématique l'année de son 150e anniversaire. Ce train créerait des emplois et il ferait valoir des éléments du Canada, comme les autochtones et la jeunesse. Ce serait un investissement, pas une dépense. En ce qui concerne la Lynnewood, le projet permettrait sa restauration, et il doterait Amqui et la vallée de la Matapédia d'une attraction. C'est un wagon qui a déjà une longue histoire et sur le plan marketing, s'il traverse le Canada, cette histoire sera renforcée. On dit souvent que la Matapédia est le maillon faible du tour de la Gaspésie : on a une occasion de le renforcer. Si un sous-marin anglais qu'on a échoué à Pointe-au-Père attire 25 000 personnes par été, je ne vois pas pourquoi la Lynnewood ne deviendrait pas une attraction majeure à Amqui», note-t-il.

La restauration de la voiture Lynnewood coûterait entre 800 000 $ et 1,6 million $, selon l'usage qu'on en ferait.

Héritage canadien... et américain

Gaétan Ruest se raidit un peu quand il entend que la voiture Lynnewood, bâtie aux États-Unis, est peu significative sur le plan ferroviaire canadien. «La Lynnewood aura 100 ans en 2017 et a passé plus de 60 ans au Canada. Lors de ses années à l'Iron Ore, des personnalités comme le duc d'Édimbourg, Maurice Duplessis, HubertHumphrey, Louis Saint-Laurent, Joey Smallwood et Brian Mulroney, qui était président d'Iron Ore à l'époque, ont séjourné à bord.

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Le maire d'Amqui, Gaëtan Ruest,

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La composition des autres trains thématiques du pays n'était pas entièrement canadienne», souligne-t-il. Il a raison. Le «train de la Confédération», organisé pour sillonner le pays pendant toute l'année 1967 afin de faire valoir les faits saillants de son histoire, était en partie constitué de voitures fabriquées aux États-Unis. Entre 1978 et 1980, le «train de la Découverte», une autre exposition sur rail mise sur pied par les Musées nationaux du Canada, avait été appuyé par plusieurs commanditaires, dont la Banque Royale, Labatt, GM et la compagnie d'assurances Great West. «Il est parfaitement concevable que le train Océan 150 puisse aussi bénéficier de commandites, mais ça prend un message clair de Justin Trudeau», dit-il.

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