Belle, bonne... et ronde

La Septilienne Joëlle Vaillancourt, 27 ans, a fait... (Collaboration spéciale Fanny Lévesque)

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La Septilienne Joëlle Vaillancourt, 27 ans, a fait de la diversité corporelle sa cause dans sa vie personnelle et professionnelle.

Collaboration spéciale Fanny Lévesque

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Fanny Lévesque

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Sept-Îles) Elle est belle et ronde. Assise à la table d'un café de Sept-Îles, Joëlle Vaillancourt en a long à dire sur la diversité corporelle. Elle en parle ouvertement parce qu'elle a fait la paix avec son apparence. Elle a confiance en ce qu'elle est et le dit aussi souvent qu'elle le peut pour que les femmes à la recherche de la perfection l'entendent.

«J'ai grandi avec l'idée que je devais avoir un physique différent que le mien pour plaire», lance la femme de 27 ans, qui gagne maintenant sa vie en partie avec le mannequinat taille plus. «Aujourd'hui, je suis bien avec mon image.» Mais la traversée pour y arriver n'a pas été un long fleuve tranquille.

«J'ai vécu beaucoup d'intimidation parce que j'étais toujours la plus grande et la plus costaude de ma classe», se souvient-elle. «À l'Université, je me suis mise à faire des régimes. Je croyais que le bonheur, c'était la minceur. Il fallait que je plaise. Je me suis rendue malade au point de développer un trouble alimentaire.»

«Je m'entraînais sept fois par semaine, je mangeais que 800 calories par jour. C'était incroyable. J'ai perdu un bon 60 livres en très peu de temps et c'est là que je me suis rendu compte que je n'étais pas plus heureuse.» Jongler avec le calcul des calories, l'entraînement excessif, le travail et un bac à finir la plonge en burn-out.

«J'ai commencé une thérapie d'un an, on m'a aussi diagnostiqué une hyperphagie boulimique», poursuit-elle. «Je me suis beaucoup isolée, ç'a été un long cheminement.» C'est au fil des mois que Joëlle Vaillancourt apprend à être bien dans sa peau. Elle décide de participer à un concours lancé par Addition Elle pour découvrir sa prochaine égérie.

«J'avais toujours caressé le rêve d'être mannequin», dit-elle. Surprenant pour avoir été si mal dans son corps? «C'est vrai, c'était à cette époque plus le désir de plaire. On a l'impression que les mannequins sont valorisés par la société. Maintenant que j'ai confiance en moi, je me rends compte que je n'aurais jamais pu faire ce métier avant.»

Un message à livrer

La Septilienne termine enfin septième sur les quelque 2400 participantes au concours nord-américain. «Les messages que j'ai reçus, c'était fou. Les gens s'identifiaient à moi, à mon histoire. C'est comme ça que ma carrière en mode a commencé», raconte-t-elle. Mais, c'est aussi à ce moment où elle comprend qu'elle a un message à livrer.

Joëlle Vaillancourt, bachelière en études internationales et en langues modernes, multiplie les contrats de mannequinat, les entrevues et les séances photo. Elle lance aussi un blogue où elle s'exprime sur la diversité, l'estime de soi. Sa personnalité éclatante la mène jusqu'à être modèle pour la collection Courbes de Véronique Cloutier. «Je ne fais pas la promotion de l'obésité, mais la promotion de l'estime de soi», nuance-t-elle.

«L'estime de soi et la perte de poids ne doivent jamais être reliées. Quand tu commences à t'estimer, c'est là que tu commences à vouloir bien manger, bouger. Tu le fais parce que tu t'aimes et non parce que tu es à la chasse aux calories.»

Les projets ne manquent pas pour la vingtenaire, qui vit dans la Vieille Capitale. Récemment, elle a fait revivre sur son blogue la popularité des Spice Girls avec quatre connaissances rondes, sans expérience de mannequin.

Société en changement

L'idée a fait le tour du Québec. «Ç'a été très valorisant, ce n'était pas évident pour elles», explique Joëlle. C'est d'ailleurs ce genre d'initiatives qu'elle souhaite reproduire pour amener les femmes à être à l'aise avec leur physique.

«Je sens qu'il a un désir de changement dans la société [...] Je peux compter sur les doigts de mes deux mains les commentaires négatifs que je reçois. La promotion de la diversité corporelle, j'en fais ma cause.»

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