Des bénévoles à la rescousse de Fort-Prével

Si le golf de Fort-Prével est ouvert comme... (Collaboration spéciale Geneviève Gélinas)

Agrandir

Si le golf de Fort-Prével est ouvert comme à l'habitude cet été, l'auberge reste toutefois fermée: l'organisme ne redémarrera pas le volet hébergement, qui compte 70 unités, à moins qu'un promoteur se mette de la partie.

Collaboration spéciale Geneviève Gélinas

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
<p>Geneviève Gélinas</p>
Geneviève Gélinas

Collaboration spéciale

Le Soleil

(GASPÉ) Les golfeurs arpentent les verts de Fort-Prével comme à l'habitude cet été, après que des bénévoles eurent repris de la SÉPAQ cet attrait situé à mi-chemin entre Gaspé et Percé. L'auberge reste toutefois silencieuse: l'organisme ne redémarrera pas le volet hébergement, qui compte 70 unités, à moins qu'un promoteur se mette de la partie.

La Société des établissements de plein air du Québec (SÉPAQ) a abandonné l'Auberge et golf Fort-Prével à un organisme du milieu ce printemps. Sans ce transfert de propriété, la société d'État aurait mis la clé dans la porte. Elle se plaignait d'avoir cumulé des pertes de 17 millions $ ces 30 dernières années.

Il était impensable de laisser aller ce «site fabuleux, un joyau avec une vue à couper le souffle sur Forillon et la baie de Gaspé», dit Gilles Pelletier, vice-président de Relance Fort-Prével, le nouveau propriétaire. 

L'organisme veut relancer Fort-Prével «de façon pérenne», insiste M. Pelletier, et surtout pas se retrouver au point de départ, dans deux ou trois ans, une fois l'aide épuisée. Avec le transfert, Québec accorde 800 000 $ destinés à la relance, à investir d'ici 2018. La SÉPAQ réserve aussi 400 000 $ en 2016 pour remplacer des équipements et des infrastructures fatigués, et transfère les parts sociales des golfeurs pour environ 95 000 $. L'aide totale se chiffre donc à 1,3 million $.

En 2016, seuls le golf, le camping de 28 places et le casse-croûte sont ouverts. «Notre objectif était de garder le site actif, dit M. Pelletier. Un site inoccupé aurait compromis l'avenir de Fort-Prével. Un terrain de golf, ça prend de l'entretien. Et si ça n'ouvrait pas, les golfeurs auraient choisi de se déplacer.» Le transfert tardif des actifs, ce printemps, n'a pas permis de publiciser les activités. Pour sa première année, Relance Fort-Prével espère limiter entre 50 000 $ et 75 000 $ le déficit, «qu'on s'attend à résorber l'an prochain», indique M. Pelletier. Le budget de fonctionnement est de 350 000 $ en 2016.

Repreneur recherché

L'organisme se donne jusqu'au printemps 2017 pour préparer un plan de relance de Fort-Prével. Une chose est sûre : «S'il n'y a pas de repreneur pour l'hébergement, on ne sera pas en mesure de le repartir, c'est impensable», dit M. Pelletier. L'Auberge offrait encore six chambres et 12 chalets l'an dernier. À la fin de 2012, la SÉPAQ avait fermé un pavillon de 12 chambres et 40 motels, devenus vétustes faute d'entretien. «Fort-Prével est entre Gaspé et Percé, qui ont aussi une offre en hébergement, peut-être mieux adaptée. Un repreneur serait-il intéressé à offrir quelque chose de nouveau, d'unique?»

La SÉPAQ avait cherché en vain un acheteur pour Fort-Prével cet hiver, mais «la volonté de la communauté que ce soit un site qui marche» change la donne, croit M. Pelletier.

Les vestiges de la Seconde Guerre mondiale présents à Fort-Prével, soit des casemates (des bunkers) souterraines et des canons, doivent être mis en valeur, estime le vice-président. 

Des partenariats avec les cinq autres terrains de golf de la Gaspésie doivent être envisagés. Il faudra aussi de quoi convaincre les visiteurs de rester à Fort-Prével, croit M. Pelletier. «Est-ce que ce seront des activités familiales, un centre de santé? On verra [...]. Est-il pensable d'ouvrir à l'année, avec les sentiers de motoneige?» ajoute-t-il.

Concessions des employés

Les employés de Fort-Prével, au nombre de 32, l'an dernier, ont renoncé à leur accréditation syndicale pour permettre la relance. Quatorze ont été réembauchés par le Relance Fort-Prével, à des salaires semblables, mais sans fonds de pension. Ils ont l'aide de dizaines de bénévoles qui participent à des corvées pour nettoyer le terrain et ramasser les balles. «Le virage communautaire» est réussi, estime Gilles Pelletier, vice-président de l'organisme. En 2016, 150 golfeurs de la région ont acheté leur carte de membre, comparativement à 110 en 2015. 

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer