Après Pétrolia, au tour de Junex d'injecter de l'acide

Le puits Galt n° 5 est situé à... (Collaboration spéciale Geneviève Gélinas)

Agrandir

Le puits Galt n° 5 est situé à environ 20 kilomètres à l'ouest de Gaspé, en forêt.

Collaboration spéciale Geneviève Gélinas

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Gaspé) Après Pétrolia, c'est au tour de Junex  d'utiliser de l'acide chlorhydrique pour nettoyer un puits gaspésien. Le ministère de l'Énergie et des Ressources naturelles a autorisé les travaux. La permission de celui de l'Environnement n'est pas nécessaire, ce que critique le maire de Gaspé.

Junex injectera cet acide au printemps dans le puits horizontal Galt n° 5, foré l'été dernier à 20 kilomètres à l'ouest de Gaspé. 

«On parle d'une solution d'acide chlorhydrique [HCl] diluée à 20 %, avec un retour complet en surface de l'acide dépensé. Les liquides [acide et eau] récupérés seront neutralisés, au besoin, puis disposés dans un centre de traitement autorisé par le [ministère de l'Environnement]», indique le porte-parole du ministère de l'Énergie, Nicolas Bégin.

Il n'a pas été possible de savoir quelle quantité d'acide sera injectée. Junex a refusé de détailler la nature de ses opérations au Soleil, se bornant à dire qu'il s'agit de «travaux routiniers dans l'industrie». Ils permettront d'évaluer la partie horizontale du puits, «où des fractures naturelles abondantes et des indices de pétrole ont été enregistrés», indique la firme.

Si le puits «peut produire du pétrole de manière commerciale, alors nous allons procéder à des essais de production. Dans le cas contraire, nous aurons l'option de forer une deuxième section horizontale dans la partie supérieure du calcaire Forillon à partir de ce même puits», a expliqué par communiqué récemment le président et chef de la direction de Junex, Peter Dorrins.

En novembre et en décembre, Pétrolia avait injecté 70 000 litres d'acide chlorhydrique à 15 % dans son forage Haldimand n° 4, situé à 350 mètres de maisons, à Gaspé. Le maire Daniel Côté avait dénoncé le fait qu'un certificat d'autorisation du  ministère de l'Environnement ne soit pas nécessaire pour ces travaux.

Moins d'inquiétude

Toutefois, M. Côté n'aura «jamais la même inquiétude» pour le secteur Galt que pour celui d'Haldimand, dit-il. «La grosse différence, c'est la proximité des résidences et des puits d'eau potable. Plus on s'éloigne, plus c'est facile à accepter et moins c'est risqué.»

Le puits Galt n° 5 est situé en forêt, en zone inhabitée, dans le bassin versant de la rivière York, une rivière à saumon.

L'autorisation du ministère de l'Environnement devrait quand même être requise, ajoute le maire. «L'encadrement légal demeure déficient. Les règles ne sont pas cohérentes d'une industrie à l'autre. Ça prend un certificat d'autorisation pour installer une fosse septique pour un salon de coiffure!»

Au comité Ensemble pour l'avenir durable du grand Gaspé, «on s'interroge par rapport à tous ces tests à l'acide et à l'azote», dit sa présidente Lise Chartrand. Le comité a d'ailleurs demandé au ministère de l'Environnement de lui certifier que le nettoyage mené à Haldimand, qui impliquait de l'azote en plus de l'acide, n'est pas de la fracturation.

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer