Coupable d'agression sexuelle, Denis Lejeune demeure maire de Baie-Trinité

Le maire de Baie-Trinité, Denis Lejeune... (Collaboration spéciale Steeve Paradis)

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Le maire de Baie-Trinité, Denis Lejeune

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Le Soleil

(Baie-Comeau) Même s'il a été reconnu coupable d'agression sexuelle en juillet dernier, Denis Lejeune peut demeurer maire de Baie-Trinité. Le tribunal a prononcé un sursis de sentence à son endroit, accompagné d'une probation de 24 mois.

S'il avait écopé d'une peine d'emprisonnement de 30 jours et plus, Lejeune aurait été inhabile à siéger au conseil municipal. Mais ce sursis de peine ne pose «aucun problème à ce qu'il poursuive son mandat. La condition pour le rendre inhabile n'est pas présente», a lancé son procureur, Christian Maltais.

Ce dernier se dit tout de même satisfait de la sentence, lui qui suggérait pourtant une absolution. «Ça se rapproche de notre revendication», a-t-il ajouté. La Couronne réclamait quant à elle neuf mois d'emprisonnement, estimant qu'une probation n'était pas une peine appropriée.

Me Maltais a rappelé que son client contestait en appel son verdict de culpabilité. Un autre chef d'agression sexuelle et un de harcèlement criminel pesaient aussi contre Lejeune dans ce dossier, mais il en a été acquitté, faute de preuves.

Selon le juge François Boisjoli, il n'était pas dans l'intérêt de la justice et de l'accusé que ce dernier bénéficie d'une absolution, puisqu'il y a quand même eu commission de gestes à nature sexuelle à deux reprises sur la victime, une femme adulte qu'il est interdit d'identifier, et qu'il est maire d'une municipalité.

Le juge n'a pas retenu comme facteur atténuant la couverture médiatique de l'affaire, malgré les prétentions de la défense sur les torts causés à son client. La cour a cependant admis que les gestes reprochés (seins touchés par-dessus le chandail et le soutien-gorge, vulve touchée par-dessus le pantalon) ne sont pas les plus graves en matière d'agression sexuelle et que l'accusé n'a jamais menacé la victime ni commis de violence à son égard.

L'accusé possède des antécédents judiciaires qui remontent à plus de 25 ans, mais aucune infraction à caractère sexuel à son dossier avant cette affaire, dont les événements se sont produits entre novembre 2011 et janvier 2012.

Outre la probation de deux ans, Denis Lejeune devra réaliser 120 heures de travaux communautaires et verser 4000 $ au Centre d'aide aux victimes d'actes criminels (CAVAC) de la Côte-Nord. Il devra également remettre des échantillons d'ADN pour le registre des délinquants sexuels, où il sera fiché durant 20 ans. Il lui est finalement interdit de communiquer avec la victime durant sa probation et de posséder des armes à feu pour une période de 10 ans.

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