Une maison figée dans les années 50 à Percé

La maison LeGros, bâtie en 1890 à mi-chemin... (Photo collaboration spéciale Geneviève Gélinas)

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La maison LeGros, bâtie en 1890 à mi-chemin entre Gaspé et Percé, a besoin de travaux urgents, explique Camille Bolduc, chargée de projets pour Conservation de la nature Canada.

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Geneviève Gélinas

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Percé) Au bout du bout de la Gaspésie, sur la pointe Saint-Pierre, la maison LeGros est restée figée depuis 60 ans. Sur un crochet dans la cuisine, un bottin téléphonique de 1956 est suspendu. Cette année-là, la famille LeGros a quitté la maison de façon précipitée, parce qu'un de ses membres était malade, et n'est jamais revenue y habiter en permanence.

Les LeGros ont vendu des terres sur la pointe à Conservation de la nature Canada (CNC), puis lui ont légué la maison en 2007, avec tout ce qu'elle contenait.

Des robes aux imprimés des années 50 sont encore suspendues dans la garde-robe de la chambre principale. Dans le salon, un enfant a laissé traîner les bandes dessinées d'une édition 1948 du Star Weekly. Les photos de famille sont toujours posées sur les meubles. Jusqu'aux vieux chapeaux accrochés aux murs qui semblent prêts à être empoignés.

Cette authenticité est d'autant plus étonnante que des membres de la famille ont entre-temps passé des vacances d'été dans la maison. «Ils avaient une autre résidence dans la région de Montréal et n'avaient pas la volonté de remettre celle-ci au goût du jour», avance Camille Bolduc, chargée de projets pour CNC.

Les LeGros sont originaires de l'île de Jersey, entre la France et l'Angleterre. Ils ont émigré en Gaspésie, comme des centaines de Jersiais, pour faire le commerce de la morue. La maison bâtie en 1890 est typique de l'époque victorienne à Jersey, avec un grand escalier central et des meubles massifs en bois, certains importés de l'île.

Ce patrimoine est menacé, explique Mme Bolduc. «La maison est déposée sur le sol. Au printemps, l'eau s'infiltre et s'accumule dans le vide sanitaire. Plus le temps avance, plus c'est dangereux de faire des dégâts irréparables à la maison.»

Conservation de la nature veut amasser 15 000 $ en dons du public, par la plateforme Internet Ce lieu importe, pour mettre la maison à l'abri sur des fondations, des travaux de 80 000 $. «Ce serait un premier levier. Avec 15 000 $ en poche, on va cogner aux portes de fondations et de donateurs privés», indique Mme Bolduc.

Il faudra des travaux de 400 000 $ au total pour remettre la maison en état. CNC souhaite qu'elle devienne accessible à ceux qui veulent la visiter ou s'en servir lors d'occasions comme des mariages ou des réunions de travail.

Conservation de la nature s'est d'abord intéressée à la valeur écologique de la pointe Saint-Pierre, située entre Gaspé et Percé. Sa forêt typique des milieux côtiers la rend précieuse, comme les rassemblements de canards au statut préoccupant - arlequin plongeur et garrot d'Islande - le long de ses berges. CNC a acquis 50 hectares de terrain, soit plus de la moitié de la pointe, pour s'assurer de la garder intacte.

La pointe Saint-Pierre, battue par les vents et les vagues, compte une dizaine d'habitants en hiver. Vers 1860, c'était un haut lieu de pêche à la morue avec jusqu'à 300 habitants en été.

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