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La justice s'intéresse de nouveau à «Rambo» Gauthier

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La loi interdit à un représentant syndical de posséder des antécédents judiciaires.

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<p>Fanny Lévesque</p>
Fanny Lévesque

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Le Soleil

(Sept-Îles) Bernard «Rambo» Gauthier risque une fois de plus de perdre son emploi de représentant syndical. La Commission des libérations conditionnelles du Canada révise sa décision de lui accorder un pardon en 2007, pour des actes criminels posés il y a 15 ans.

«C'est assez ordinaire, on parle d'événements qui se sont passés en 1997 et 1999, banals à part de ça», a réagi au bout du fil, le principal intéressé. «Là, on [la Commission] prétend que j'ai été trop actif juridiquement parlant. Écoute, je suis représentant syndical, c'est sûr que ça n'arrêtera pas, il faut tout le temps se battre.» 

À la fin des années 90, Bernard Gauthier a été reconnu coupable d'avoir proféré des menaces et d'avoir eu en sa possession de la drogue. «On parle d'un gramme et demi de hasch», a-t-il souligné. Représentant du local 791 des opérateurs de machinerie lourde depuis 2003, «Rambo» Gauthier a obtenu pardon pour ces condamnations en 2007. 

La loi interdit à un représentant syndical de posséder des antécédents judiciaires. Dans une lettre qui lui a été transmise, la Commission revient aussi, explique-t-il, sur sa condamnation il y a un an d'intimidation contre un entrepreneur en juin 2013, une affaire pour laquelle il a été absous conditionnellement. Son appel pour casser ce dernier jugement a été par ailleurs rejeté, il y a une semaine.

«Une commande»

Selon lui, «il est évident que quelque chose ne marche pas» dans la procédure de la Commission, qui lui ordonne un délai de 90 jours pour justifier le maintien de son pardon. «Quant à moi, il y a une commande qui a été passée», soutient celui qui a souvent martelé qu'il «dérangeait» l'ordre établi avec sa bataille pour la main-d'oeuvre locale. 

Mais, ses nombreux démêlés avec la justice ne l'empêcheront pas de se «battre», même s'il venait à perdre son titre de représentant syndical, clame Bernard Gauthier. «Quand même que je serais sur le bien-être social, je l'ai dit : je n'arrêterais pas. C'est sûr qu'on déplaît aux politiciens, mais ils ont juste à faire leur job», martèle-t-il. 

Bernard Gauthier rappelle que le ministre responsable de la Côte-Nord, Pierre Arcand, a annoncé au début du mois la mise en place d'un projet-pilote pour accroître la présence de la main-d'oeuvre locale et régionale sur les grands chantiers de construction, ce qui vient «dire qu'on avait raison». 

Le Soleil n'a pas pu obtenir copie de la lettre adressée à Bernard Gauthier par la Commission des libérations conditionnelles du Canada. Un porte-parole de la FTQ-Construction a confirmé que le syndicat allait défendre le représentant de la Côte-Nord dans cette histoire.

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