Percé fait de l'oeil à l'UNESCO

Le comité canadien du réseau des géoparcs, reconnu... (Photo fournie par la Coopérative du géoparc de Percé)

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Le comité canadien du réseau des géoparcs, reconnu par l'UNESCO, était en visite à Percé les 21 et 22 juillet, en vue d'examiner les attraits géologiques du secteur.

Photo fournie par la Coopérative du géoparc de Percé

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Geneviève Gélinas

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Percé) L'UNESCO a scruté Percé au cours de la dernière semaine. À terme, la ville, célèbre pour son rocher, pourrait se voir attribuer un label de prestige pour l'ensemble de ses richesses géologiques, qu'une coopérative s'affaire à mettre en valeur avec un projet de 7,3 M$.

Les 21 et 22 juillet, la Coopérative du géoparc de Percé a reçu la visite du comité canadien du réseau mondial des géoparcs, un statut reconnu par l'UNESCO. «Le comité va faire éventuellement une recommandation au comité international, à savoir qu'on est un géoparc suffisamment de calibre pour être reconnu», explique le chargé de projet Yvan Whittom.

En 2014, ce réseau comptait 11 géoparcs dans 32 pays, dont deux au Canada: Stonehammer au Nouveau-Brunswick et Tumbler Ridge en Colombie-Britannique. 

Des touristes voyagent en suivant la liste des géoparcs, affirme M. Whittom. Le label géoparc «serait une notoriété supplémentaire, et une crédibilité au plan du tourisme international», ajoute Cathy Poirier, présidente de la Coopérative. 

La visite du comité international et l'accréditation pourraient venir seulement en 2017, mais les activités du géoparc démarreront dès 2016, et en juin si possible.

La région de Percé est spéciale au plan géologique parce qu'on «a des millions d'années sous les yeux», résume M. Whittom. Elle s'est formée par le mouvement des plaques tectoniques. Les failles ainsi créées ont mis côte à côte des formations rocheuses de différents âges. 

Passerelle au-dessus du vide

Un centre d'interprétation présentera un spectacle multimédia sur les phénomènes géologiques, dont l'érosion. Même si les visiteurs en auront plein la vue à l'intérieur, «le but, c'est de leur donner le goût d'aller visiter les géosites sur le terrain», dit Mme Poirier.

Une passerelle au-dessus du vide, au flanc du mont Sainte-Anne qui surplombe le village, donnera un point de vue sur les formations rocheuses des alentours, comme une quinzaine de kilomètres de sentiers ajoutés au réseau existant derrière Percé. 

Si tout le monde connaît le fameux rocher, les randonneurs du secteur fréquentent aussi la crevasse et la grotte du mont Sainte-Anne. La Table à Roland, à son sommet, est un repère visible de la mer qui servait de lieu de rendez-vous aux Amérindiens. 

Le financement du projet est bouclé. «On est dans les plans et devis, on veut les finir cet automne pour lancer les appels d'offres et commencer à construire pour qu'idéalement, avant la neige, les fondations et l'extérieur soient faits», explique M. Whittom.

Les objectifs : «retenir les touristes plus longtemps à Percé et allonger la saison touristique, plus tôt et plus tard en saison, en hiver, et les jours de pluie», déclare Mme Poirier, qui estime que toute la Gaspésie profitera du fait que Percé, à sa pointe, présente du nouveau.

Le plan d'affaires prévoit 40 000 visiteurs par an. Un objectif «conservateur», selon Mme Poirier, qui correspond à 10 % des visiteurs qui s'arrêtent à Percé.

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