CETTE RUE À CONNAÎTRE - dernier de 5

La rue du Bord-de-l'Eau: un peu l'âme de Tadoussac

Tina Tremblay et Claude Brassard devant l'Hôtel Tadoussac,... (Collaboration spéciale, Steeve Paradis)

Agrandir

Tina Tremblay et Claude Brassard devant l'Hôtel Tadoussac, icône touristique de la rue du Bord-de-l'Eau.

Collaboration spéciale, Steeve Paradis

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Steeve Paradis

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Tadoussac) Au croisement du Saguenay et du Saint-Laurent, porte d'entrée de la Côte-Nord, Tadoussac regorge bien sûr d'endroits à découvrir. Dans cette nomenclature, il y a un incontournable, la rue du Bord-de-l'Eau, où touristes et résidents se fréquentent de près.

Longeant la baie qui abrite la marina, cette rue «est un peu l'âme de Tadoussac. La nature nous a beaucoup gâtés et, en plus, les fils électriques ont été enfouis. Le paysage a donc gardé son authenticité», signale Tina Tremblay, directrice générale de l'établissement iconique de cette artère, l'Hôtel Tadoussac.

En matière d'authenticité du paysage, Mme Tremblay sait de quoi elle parle, car en plus de travailler sur la rue du Bord-de-l'Eau, elle y réside. Les environs et la plage étaient son terrain de jeu lorsqu'elle était petite, car sa grand-mère demeurait aussi sur cette rue. «Chez moi, il n'y a pas de rideau et, à chaque matin, j'apprécie énormément la vue sur la baie. Avoir l'infini devant soi, c'est merveilleux», déclare-t-elle en ajoutant que le spectacle est tout aussi saisissant en hiver, car les décors et la lumière changent.

On peut comprendre les citoyens de s'extasier encore devant la beauté sous leurs yeux, car la baie de Tadoussac fait partie depuis 2000 d'un club sélect, celui des plus belles baies du monde, en compagnie notamment de la baie de San Francisco et de celle du mont-St-Michel.

«Outre l'Hôtel Tadoussac, la rue du Bord-de-l'Eau est un incontournable, car on y retrouve la chapelle de 1747, une des plus vieilles chapelles en bois en Amérique du Nord, ainsi que la reconstitution du premier poste de traite au pays, reconstitution payée par le propriétaire de l'hôtel à l'époque, M. [William H.] Coverdale, en 1942», a indiqué pour sa part le directeur du tourisme, de la culture et du patrimoine à la municipalité, Claude Brassard.

«Et avec ses résidences relativement anciennes, cette rue a conservé tout son cachet», enchaîne

M. Brassard. Les maisons de cette artère arborent pour la plupart des couleurs pimpantes. D'autres sont plus majestueuses, comme celle que s'est fait construire Lord Dufferin, gouverneur général du Canada de 1872 à 1878, pour y passer la belle saison durant son règne. Cette époque correspond au début de la villégiature, le premier Hôtel Tadoussac ayant ouvert ses portes en 1864 pour recevoir les croisiéristes des grands bateaux à vapeur. Cette ère a culminé au milieu du XXe siècle (de 1930 à 1966) avec les célèbres bateaux blancs. «C'était tout un événement. Les gens prenaient des vacances pour voir les bateaux blancs», se souvient Tina Tremblay.

Quelques commerces pimentent aussi la rue du Bord-de-l'Eau. L'un d'eux est sans conteste le café-bar Le Gibard, une institution qui attire à la fois les résidents, les capitaines de bateaux de croisières aux baleines et les touristes. «Tout le monde est à sa place ici», soutient la copropriétaire, Isabelle Nicolas, elle aussi native de Tadoussac.

Mme Nicolas fait valoir qu'elle apprécie beaucoup le cachet des vieilles bâtisses de la rue, d'où son investissement dans le commerce il y a six ans. Le Gibard ne détonne d'ailleurs pas dans ce décor, avec ses couleurs riches et son exiguïté, qui incite aux rapprochements.

Au croisement du Saguenay et du... (Collaboration spéciale Steeve Paradis) - image 2.0

Agrandir

Collaboration spéciale Steeve Paradis

Toujours de la vie

Pour Isabelle Nicolas, la rue du Bord-de-l'Eau est unique en son genre. Pas question de s'installer ailleurs. «En plus d'entourer la baie, ce qui la rend particulièrement intéressante, il y a toujours de la vie sur cette rue, même quand il n'y a personne, ne serait-ce que par le bruit des vagues, les marées et les goélands», lance la copropriétaire du café-bar Le Gibard. «En plus, on voit régulièrement les baleines venir s'alimenter dans la baie».

=> Trois adresses

  • Hôtel Tadoussac: Avec son toit rouge qui guidait les marins à l'époque, l'Hôtel Tadoussac est dur à manquer. On y va pour le cachet d'une autre époque, pour l'histoire et pour sa table! (165, rue du Bord-de-l'Eau)
  • Café-bar Le Gibard: Rendez-vous des Tadoussaciens et des visiteurs de passage. Il ne faut pas rater les soirées micro ouvert et le souper spaghetti du vendredi soir, un hit au village. (137, rue du Bord-de-l'Eau)
  • Poste de traite Chauvin : Le Poste de traite Chauvin est une réplique du premier poste de traite des fourrures construit en 1600 par Pierre Chauvin de Tonnetuit. Les objets exposés cherchent à faire retourner plus de 400 ans en arrière, à la rencontre des peuples et des confluents, lorsque les Blancs se rendaient à Tadoussac pour marchander avec les Amérindiens. (157, rue du Bord-de-l'Eau)

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer