CETTE RUE À CONNAÎTRE - 3e de 5

La rue de l'Église: un havre de verdure au coeur de Percé

Selon Michel Boudreau, propriétaire du gîte Au Presbytère,... (Collaboration spéciale Geneviève Gélinas)

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Selon Michel Boudreau, propriétaire du gîte Au Presbytère, le charme de la rue de l'Église vient de ses arbres et de sa monumentale église, visible d'un bout à l'autre de la rue.

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Geneviève Gélinas

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Le Soleil

(Percé) À Percé, les promeneurs avertis bifurquent sur la rue de l'Église pour se reposer de l'animation intense qui règne sur la route 132.

À Percé, les promeneurs avertis bifurquent sur la... (Infographie Le Soleil) - image 1.0

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Infographie Le Soleil

Perpendiculaire à la route principale, elle monte doucement vers l'église, visible tout au bout d'un «tunnel» d'arbres, surtout des érables, qui ombragent des maisons ayant gardé leur cachet ancien. 

«La rue de l'Église est considérée comme un petit hameau plus intime dans Percé, dit Lisa-Marie Gagnon, urbaniste à la Ville de Percé. On essaie de conserver jalousement l'allée d'arbres matures. Et l'architecture de l'église, avec sa rosace, est vraiment impressionnante.» Le lieu de culte, construit en 1903, évoque pour plusieurs un château de conte de fées.

Contrairement à la route principale, où se succèdent boutiques, restos et hôtels, la rue de l'Église n'a presque rien à vendre, à part son charme. Deux gîtes, l'un dans l'ancien presbytère et l'autre dans une maison centenaire, se font face près de l'église. À l'autre bout de la rue, près de l'intersection avec la route 132, on trouve une boutique de souvenirs et l'Atelier-Galerie-Boutique de l'artisan Wazo. 

«Pour moi, c'est la plus belle rue de Percé, son coeur et son point de départ, dit Louis-Daniel Vallée, gestionnaire-collaborateur de Wazo. Elle est face à la rue du Quai et elle fait le lien entre la mer et la montagne. Beaucoup de gens vont juste voir l'orignal [une statue grandeur nature près de la 132] et ne vont pas plus loin. Mais on voit passer des gens avec des sacs à dos qui vont visiter la grotte du mont Sainte-Anne [l'accès aux sentiers est au bout de la rue] et des personnes âgées qui vont visiter l'église.»

Une riche histoire

Jacques Baillargeon, un médecin à la retraite né en 1927, a passé les étés de son enfance sur la rue de l'Église, où il rendait visite à sa tante Corinne Garneau et à son oncle Maurice Brasset, député fédéral de Gaspé de 1930 à 1940. «La rue de l'Église, c'était notre terrain de jeux. Nos copains étaient des fils de pêcheurs. Au bout d'une semaine, on enlevait nos souliers pour être comme eux. C'était moins construit; il y avait beaucoup de champs. Mes frères et moi, quand on a été assez grands, on aidait à faire les foins.» La Maison Brasset, construite au milieu du XIXe siècle, est toujours en bon état, au bout d'une allée de peupliers où les nouveaux mariés vont faire des séances de photo.

Vincent Garneau est né lui aussi en 1927, dans la maison Alphonse Garneau, devenue un gîte (la Maison Réhel). Il se rappelle l'époque où «le temps scolaire et le temps religieux» rythmaient la rue de l'Église, qui abritait aussi l'école primaire. «Il y avait six classes, donc beaucoup d'enfants qui se promenaient, dit M. Garneau. Et les cloches de l'église tintaient à 6h le matin, à midi pour l'angélus, et à 6h le soir.»

Si l'église n'a rien perdu de sa superbe, le bâtiment de l'ancienne école, aujourd'hui appelé le Pratto, abrite la menuiserie de la municipalité en attendant une nouvelle vocation.

***

Martin Boucher-Arsenault (à droite) avec Louis-Daniel Vallée, également... (Collaboration spéciale Geneviève Gélinas) - image 2.0

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Martin Boucher-Arsenault (à droite) avec Louis-Daniel Vallée, également de l'Atelier-Galerie-Boutique Wazo.

Collaboration spéciale Geneviève Gélinas

Un bon move

L'artisan joaillier Martin Boucher-Arsenault (Wazo) a déménagé son Atelier-Galerie-Boutique de la rue du Quai à la rue de l'Église il y a trois ans. «J'ai eu peur au début parce qu'on n'était pas sur la 132, mais je ne regrette pas mon move. Je me sens chez moi : la rue de l'Église a une âme», dit-il. M. Arsenault a aménagé une terrasse destinée à la détente devant son commerce. Cet ancien technicien forestier y plante des légumes - tomates, concombres et piments - et encourage les passants à les cueillir.

***

=> Trois adresses

  • Gîte Au Presbytère : Sous les hauts plafonds de cet ancien presbytère, on n'a aucun mal à imaginer le très actif curé Charles-Eugène Roy, réputé beau garçon, qui portait gants blancs et canne à pommeau avec sa soutane dans les années 1930. (47, rue de l'Église)
  • Gîte Maison Réhel : Le juriste Alphonse Garneau a fait bâtir cette grande demeure en 1911 et y a élevé ses cinq enfants. Après avoir vu grandir à son tour les trois siens dans ces murs, Augustin Réhel y reçoit les vacanciers. (42, rue de l'Église)
  • Atelier-Galerie-Boutique Wazo : L'artisan s'inspire des branches d'arbre et des coraux pour modeler ses bijoux, à la griffe immédiatement reconnaissable. (6, rue de l'Église)

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