Pointe-Noire de sept-îles: les Innus veulent être pris en compte

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Le chef du conseil Innu Takuaikan Uashat mak Mani-Utenam, Mike McKenzie

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Fanny Lévesque

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Le Soleil

(Sept-Îles) Avec la stratégique Pointe-Noire de Sept-Îles maintenant libre d'accès, les Innus de Uashat mak Mani-Utenam n'ont pas l'intention d'assister à tout le développement du Grand Nord sans y participer.

L'accès au nouveau quai multiusager du Port vient à peine d'être assuré que le conseil Innu Takuaikan Uashat mak Mani-Utenam (ITUM) rappelle que l'avenir de ses terres ancestrales de la Pointe-Noire «passe nécessairement par un accord» avec la bande, qui devra donner son «consentement préalable, librement et en toute connaissance de cause».

«Uashat mak Mani-Utenam existe, affirme au bout du fil le chef Mike McKenzie. Nous voulons être partie prenante [du développement] et être impliqués tant au niveau des opportunités d'affaires et des emplois.» ITUM dit posséder des droits ancestraux, dont un titre ancestral, sur la Pointe-Noire, porte de sortie maritime du Plan Nord.

La sortie de la communauté innue n'est pas étrangère au retrait du géant Cliffs Natural Resources qui a placé sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers sa mine du lac Bloom et ses actifs de la Pointe-Noire. Le processus de liquidation de ses installations, auquel participe Investissement Québec, doit connaître son dénouement cet été.

«Le message doit être clair aux [futurs] promoteurs ou investisseurs qu'il ne faut pas oublier Uashat mak Mani-Utenam, a poursuivi le chef. Nous sommes un acteur important de l'économie de Sept-Îles, nous voulons faire partie du développement. On veut travailler, on veut des contrats, c'est la vision qu'on a.»

La bande entend par ailleurs «défendre et protéger» son entente, conclue à l'époque avec Cliffs pour l'exploitation de la mine du lac Bloom, si un nouvel opérateur redémarre les installations. L'entente de type «répercussions-avantages» prévoit notamment le versement de 5 millions $ par année pendant la durée de vie de la mine, en plus de programmes d'emplois et de formations.

«L'arrêt de Bloom a causé des pertes de revenus, mais aussi la perte d'environ 200 emplois directs et indirects dans la communauté», indique Mike McKenzie. Pour l'heure, ITUM s'est déjà entendue avec trois des cinq joueurs miniers qui projettent d'utiliser le quai multiusager du port de Sept-Îles.

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