CRÉ et CLD: Moreau et les régions aux antipodes

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À son arrivée au Conseil des ministres, Pierre Moreau n'a laissé aucun indice laissant entendre que le gouvernement changera de cap.

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<p>Michel Corbeil</p>

(Québec) Les premiers contacts entre le ministre Pierre Moreau et la coalition Touche pas à mes régions! ont tout de suite tourné au dialogue de sourds.

En début de semaine, la coalition a réclamé que Québec l'entende sur le projet de loi qui abolira les conférences régionales d'élus (CRÉ) et les centres locaux de développement (CLD).

Selon le nouveau porte-voix des édiles de sept régions, dont la Côte-Nord, Québec nuira au dynamisme des territoires ruraux et centralisera encore plus les pouvoirs. Dans une lettre au premier ministre, les maires de Gaspé et de Senneterre, Daniel Côté et Jean-Maurice Matte, plaident que les décisions «auront des répercussions néfastes sur l'ensemble des citoyens» et l'essor des régions.

À son arrivée au Conseil des ministres, le ministre des Affaires municipales n'a laissé aucun indice laissant entendre que le gouvernement changera de cap. «Les CRÉ n'étaient pas là pour le développement régional, a tranché Pierre Moreau. Elles étaient là pour la concertation.»

Selon lui, les gestes du gouvernement n'entraîneront aucune centralisation vers Québec. «Il faut leur faire comprendre que c'est la plus importante décentralisation qu'on puisse faire, a argué M. Moreau.

«On déplace les décisions, tant au niveau du développement économique régional qu'au niveau de la concertation [vers] les préfets des MRC. Donc, vers des gens qui sont pleinement imputables. Ce sont eux qui décideront de quelle façon cette concertation s'exerce, région par région, plutôt que sur la base d'un modèle imposé par Québec.»

Selon lui, il est faux de prétendre que le projet de loi fait disparaître les CLD. Les MRC qui le veulent pourront maintenir un CLD, a-t-il indiqué. Certaines ont décidé de continuer de «fonctionner avec des formules un peu réduites pour tenir compte de la capacité de payer des citoyens. Les CLD avaient un budget de 72 millions $ pour gérer un fonds de 20 millions $».

peu de moyens

Le maire de Gaspé croit que le ministre joue sur les mots dans le cas des CLD. «Il ne veut pas porter l'odieux de couper les instances, a fait valoir Daniel Côté. Il coupe les budgets associés à ces instances.

«C'est la même affaire qu'avec Solidarité rurale, a-t-il avancé. C'était l'instance-conseil du gouvernement, en matière de ruralité. Ils ne l'ont pas aboli. Ils ont coupé 100 % de son financement. Pour le CLD de la Gaspésie, ils ont coupé 60 % de son financement.»

Du «mur à mur»?

Si le ministre se défend d'adopter une démarche «mur à mur», M. Côté prétend le contraire. «Dans certaines régions, des municipalités ont peut-être les moyens de maintenir ces outils en place. Mais en Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine ou en Abitibi-Témiscamingue, c'est faux de dire que les municipalités ont ces moyens.» Selon lui, couper le CLD de Québec, «où il y a 40 instances de développement économique», est sans commune mesure avec un tel geste en Gaspésie «où nous n'en avons qu'une».

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